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Gouvernance et Démocratie : Alliance de deux antagonismes qui plombent le développement socio-économique (expert)

Gouvernance et Démocratie vont-elles de pair comme nous avons l’habitude de les adjoindre dans nos Etats ? Non, réfute le diplômé en Science politique, Abdoul Aziz Diop qui s’exclame : « Gouvernance comme si la démocratie n’existait pas ». Ce jeudi, à l’occasion de la deuxième journée du 3ème symposium régional annuel qui se tient à l’Institut de Gorée sur le sujet « les tendances de la gouvernance et les réponses au niveau mondial : Implications en Afrique », le conseiller spécial du président Macky Sall axe son argument sur une kyrielle de dissociations entre ces deux termes pourtant perçus d’ordinaire comme uniformes.



Gouvernance et Démocratie : Alliance de deux antagonismes qui plombent le développement socio-économique (expert)
La gouvernance dans ses principes est « antidémocratique ». C’est du moins l’avis de l’expert en Science politique, Abdoul Aziz Diop qui dresse un tableau illustratif de la disjonction entre ces deux expressions souvent mises ensemble dans le fonctionnement de bon nombre d’Etats en Afrique et dans le monde. En effet, si les principes démocratiques prônent la souveraineté populaire, l’égalité des chances, la recherche de l’intérêt général…, les principes de la gouvernance eux,  préconisent plutôt le pouvoir des réseaux et des groupes, les privilèges octroyés aux groupes organisés…, d’où le retour à la tradition utilitarisme, démembre M. Diop qui souligne par-là, « un affrontement à l’idée de l’intérêt général ».
 
Par ailleurs, par rapports aux tendances « antidémocratiques » de la gouvernance, le conseiller spécial à la Présidence définit la démocratie comme une « valeur universelle » et la gouvernance comme une « prise en compte de la rivalité culturelle ». Autrement dit, la démocratie en tant que « perspective à moyen et long terme » contre la gouvernance en tant que « perspective à court terme ».
 
Le politologue, dans la poursuite de son raisonnement, assimile la démocratie  à une « négociation publique » face à la gouvernance qu’il identifie comme une « consécration des groupes fermés ». Un phénomène qui, renseigne-t-il,  entraine l’opposition entre les « groupes fermés » et la « Résistance ».
 
Tout en précisant que « toutes les formes de résistance sont une forme de rétablir la démocratie », Abdoul Aziz Diop conclut en réclamant «  une réforme fondamentale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) » qui signale-t-il, « n’arrive toujours pas à démilitariser les esprits ».


Jeudi 29 Novembre 2012 - 15:04


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