Le président burundais, Pierre Nkurunziza, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 mars 2013. AFP/Pierre Andrieu
L’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques, l’Olucome, qui en a démonté la mécanique, parle d’un système mafieux qui a débuté depuis longtemps. En 2007, Samancor, société de droit sud-africain, obtient un permis de recherche pour le nickel sur le site de Musongati dans l’est du Burundi. Et comme par hasard, elle fait don à la fondation Buntu de l’épouse du chef de l’Etat burundais d’un véhicule équipé de matériel de communication sophistiqué, d’une valeur de 800 000 dollars américains.
Et l’affaire ne va pas s’arrêter là si l’on en croit l’organisation de lutte contre la corruption. Comme la demi-douzaine d’autres sociétés qui s’activent dans la recherche minière au Burundi, Samancor va créditer d’un certain montant le compte « Appui aux bonnes initiatives », une ligne budgétaire laissée à la discrétion du chef de l’Etat burundais. Et en mai de cette année, sans appel d’offres, sans aucune concurrence, Samancor obtient sous le nom de Burundi Musongati Mining une licence d’exploitation du nickel burundais. Au passage, la société aurait payé notamment le nouvel avion présidentiel burundais, dénonce l’Olucome.
Aujourd’hui, son président, Gabriel Rufyiri, en appelle directement au chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza : « La corruption, le détournement, le vol des deniers publics sont devenus un mode de gouvernement à commencer. Nous lui demandons de changer cette façon de faire, cette façon de gérer la chose publique ».
La présidence burundaise n’a pas souhaité réagir pour le moment, mais elle ne pourra pas occulter longtemps toutes ces questions d’autant que le président de l’Olucome assure détenir les preuves de ces accusations.
Et l’affaire ne va pas s’arrêter là si l’on en croit l’organisation de lutte contre la corruption. Comme la demi-douzaine d’autres sociétés qui s’activent dans la recherche minière au Burundi, Samancor va créditer d’un certain montant le compte « Appui aux bonnes initiatives », une ligne budgétaire laissée à la discrétion du chef de l’Etat burundais. Et en mai de cette année, sans appel d’offres, sans aucune concurrence, Samancor obtient sous le nom de Burundi Musongati Mining une licence d’exploitation du nickel burundais. Au passage, la société aurait payé notamment le nouvel avion présidentiel burundais, dénonce l’Olucome.
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