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violences électorales en Guinée



Selon les autorités, il y a eu 4 morts hier, dimanche 22 mars, lors du vote pour les législatives et pour la nouvelle Constitution. « Il a été constaté que certains activistes ont tenté de semer la terreur dans quelques quartiers de Conakry et quelques villes de l’intérieur du pays », déplore le gouvernement, rapporte le site d'information Guinée 7. De son côté, le Front national pour la Défense de la Constitution, mouvement d'opposition qui rassemble politiques et membres de la société civile, parle de 10 morts et plusieurs blessés, pointe Africa Guinée. Le FNDC qui accuse trois unités d’élite de l’armée guinéenne d’être derrière ce qu'il qualifie de crimes, à savoir, « le Bataillon Spécial de la Présidence, le Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées et les Forces Spéciales Guinéennes. (…) Malgré la répression sanglante de la contestation, le FNDC appelle à intensifier les manifestations les jours prochains, rapporte encore Africa Guinée, avec pour objectif ultime le départ du président Alpha Condé. »

Nouveau mandat pour Condé ?

Alors, « que nous réserve l’après-scrutin ? », s'interroge Ledjely, autre site d'information guinéen. « Le premier pas dans le sens d’une détente doit tout d’abord partir du camp Alpha Condé, affirme Ledjely. C’est lui qui doit prendre la gravité du moment (…). C’est lui qui doit réaliser que la société guinéenne est aujourd’hui profondément divisée, que les frustrations accumulées sont immenses et que le précipice est à portée de main. Surtout, le président de la République doit logiquement avoir conscience que, sur la durée, à 82 ans révolus, il ne pourra pas continuer à supporter la pression croisée dont il est la cible. (…) Le premier pas du chef de l’Etat consistera pour lui à ne pas briguer un nouveau mandat, estime donc Ledjely. Maintenant qu’il a sa nouvelle constitution, s’accrocher à un hypothétique bail supplémentaire reviendrait à tenter le diable. Alors que si très vite, il lève le doute sur ce point, il peut espérer calmer le Front national pour la défense de la constitution .» Et puis parallèlement, poursuit Ledjely, « à six mois des élections présidentielles, auxquelles Alpha Condé ne prendrait pas part, un fichier électoral purgé de ses nombreuses scories pourrait inciter les principaux opposants à envisager l’avenir proche avec un brin d’optimisme. »

Coronavirus : des mesures préventives ou cosmétiques ?

À la Une également, l'épidémie de coronavirus qui s'étend sur le continent et qui inquiète de plus en plus... Exemple au Burkina Faso : « après avoir décroché la palme d’or du premier décès de la maladie à coronavirus en Afrique subsaharienne, notre pays voit grimper la courbe de contagion de façon vertigineuse, s'alarme WakatSéra. Le Burkina en était hier à 75 cas confirmés, pour 5 guéris et malheureusement 4 décès. »

Alors, les autorités burkinabé ont réagi vendredi... C'est que pointe Le Pays. « tous les rassemblements sociaux, culturels ou politiques de plus de 50 personnes, sont bannis (…). Les Burkinabè sont également appelés à se calfeutrer chez eux et ce pour deux semaines durant, de 7 h du soir à 5 h du matin. Dans le même temps, le pays est coupé du reste du monde et nos compatriotes sont invités à limiter leurs déplacements autant que possible d’une ville à une autre, d’une région à une autre. Des mesures véritablement préventives pour les uns, cosmétiques pour les autres, relève Le Pays ; ces derniers estimant à tort ou à raison que, tant que les marchés resteront achalandés et les transports en commun ne seront pas interdits, le Covid-19 aura de beaux jours devant lui au Burkina Faso. »

Sacrifices...

Plus largement, estime Aujourd'hui , toujours au Burkina, l'Afrique entière devra prendre des mesures drastiques... « Limiter, voire circonscrire les contaminations en modifiant les modes de vie, ce qui implique des sacrifices, ou laisser l’épidémie s’étendre, voilà l’avenir immédiat pour bon nombre d’Africains. Reste que si d’aucuns estiment que la santé n’a pas de prix, pour d’autres, pointe Aujourd'hui, perdre son gagne-pain, c'est mourir à petit feu, car sous nos tropiques, les États n’ont pas les moyens de doter chaque famille confinée, chaque échoppe ou bar fermé d’un viatique pour 3 semaines, voire plus. »

RFI

Lundi 23 Mars 2020 - 09:23



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