La possible candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall à un poste au sein de l’Organisation des Nations unies suscite une vive controverse au Sénégal. Au cœur du débat figure l’absence de soutien officiel de l’État sénégalais, que certains observateurs tentent d’expliquer par le contexte politique national.
Selon Babacar Sane Ba, consultant en relations internationales, cette situation s’explique principalement par le positionnement politique de l’ancien chef de l’État depuis son départ du pouvoir. Dans une intervention accordée à iRadio, il estime que l’engagement de Macky Sall dans l’opposition a fragilisé ses chances d’obtenir l’appui des autorités actuelles.
Pour illustrer son propos, le consultant établit un parallèle avec le cas de Abdou Diouf, ancien président du Sénégal devenu par la suite secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. « À l’époque, Abdou Diouf n’était pas en opposition frontale avec le pouvoir en place », rappelle-t-il, soulignant que cette posture avait facilité le soutien de Abdoulaye Wade à sa candidature.
Babacar Sane Ba insiste sur ce qu’il considère comme une incohérence stratégique. Selon lui, un ancien dirigeant aspirant à une carrière internationale devrait se tenir à distance des luttes politiques internes. « On ne peut pas maintenir une activité politique d’opposition intense et espérer ensuite bénéficier du soutien du régime en place », affirme-t-il, qualifiant cette situation de « non-sens ».
Le consultant va plus loin en évoquant le bilan de l’ancien régime. Il rappelle notamment les tensions sociales et les violences survenues lors de certaines manifestations, estimant que « la justice doit s’exprimer » sur ces événements. Pour lui, ces éléments pèsent également dans l’appréciation globale de la candidature.
Par ailleurs, il apporte des précisions sur le processus diplomatique en jeu. Il mentionne notamment la procédure dite de « silence » évoquée par l’Union africaine, ainsi que le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies, composé de membres permanents et non permanents, dans la validation des candidatures. Le Sénégal, par la voix du ministre Cheikh Niang, a officiellement indiqué ne pas avoir été associé à cette initiative.
Dans ce contexte, Babacar Sane Ba dit comprendre la position des autorités sénégalaises actuelles. Selon lui, la réaction du pouvoir en place s’inscrit dans une logique politique et institutionnelle cohérente, même si la perspective de voir un Sénégalais accéder à une haute fonction internationale reste, en soi, une opportunité pour le pays et pour l’Afrique.
La controverse met ainsi en lumière les interactions complexes entre ambitions internationales et dynamiques politiques nationales, dans un pays où la scène politique demeure particulièrement active.
Selon Babacar Sane Ba, consultant en relations internationales, cette situation s’explique principalement par le positionnement politique de l’ancien chef de l’État depuis son départ du pouvoir. Dans une intervention accordée à iRadio, il estime que l’engagement de Macky Sall dans l’opposition a fragilisé ses chances d’obtenir l’appui des autorités actuelles.
Pour illustrer son propos, le consultant établit un parallèle avec le cas de Abdou Diouf, ancien président du Sénégal devenu par la suite secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. « À l’époque, Abdou Diouf n’était pas en opposition frontale avec le pouvoir en place », rappelle-t-il, soulignant que cette posture avait facilité le soutien de Abdoulaye Wade à sa candidature.
Babacar Sane Ba insiste sur ce qu’il considère comme une incohérence stratégique. Selon lui, un ancien dirigeant aspirant à une carrière internationale devrait se tenir à distance des luttes politiques internes. « On ne peut pas maintenir une activité politique d’opposition intense et espérer ensuite bénéficier du soutien du régime en place », affirme-t-il, qualifiant cette situation de « non-sens ».
Le consultant va plus loin en évoquant le bilan de l’ancien régime. Il rappelle notamment les tensions sociales et les violences survenues lors de certaines manifestations, estimant que « la justice doit s’exprimer » sur ces événements. Pour lui, ces éléments pèsent également dans l’appréciation globale de la candidature.
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