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​Coronavirus en Afrique : déconfinement progressif...



Dans de nombreux pays du continent, les mesures drastiques prises ces dernières semaines pour endiguer la propagation du coronavirus sont peu à peu assouplies ou même levées pour certaines.
 
« Déconfinement et levée de quarantaine en Afrique : le continent se réveille doucement, dans l’incertitude et l’anxiété », s'exclame le quotidien Aujourd'hui à Ouagadougou.
 
En effet, au Burkina Faso, « Ouaga-Bobo-Ouahigouya-Kaya… reprennent des couleurs, constate le journal. C’est hier que l’administration des écoles, lycées et collèges a fait sa rentrée, en attendant celle des élèves qui débute à partir du 11 mai pour les élèves des classes d’examen. A des milliers de kilomètres, au pays des Grands Lacs, le déconfinement s’est ébranlé également, pointe Aujourd'hui, les entreprises reprendront à pas de sioux le travail, hôtels et restaurants écartent aussi leurs rideaux pour la clientèle. (…) Le géant aux pieds d’argile, le Nigéria, qui avait du mal à confiner les populations comme son pendant de l’Afrique australe, l’Afrique du Sud, le Nigéria commence à lever les restrictions, constate encore Aujourd'hui, dans les agglomérations d’Abuja, de Lagos et d’Ogun. Dans ces villes qui ne dorment quasiment jamais, c’est un ouf de soulagement pour tout le monde (…). En Tunisie les secteurs de la santé et de l’alimentaire commencent à respirer un peu, mais les classes restent closes. Bref, conclut le quotidien burkinabé, partout en Afrique, après 2 mois de vie obsidionale, les populations amorcent un retour en douceur à une cadence normale. »
 
Pression sociale et économique intenable ?
L'Observateur Paalga, pour sa part, s'interroge sur les causes et les effets de ce déconfinement... « Que ce soit à Abuja, à Kigali ou à Ouagadougou, la question qu’on se pose légitimement est celle-ci : lève-t-on les mesures restrictives des libertés individuelles et collectives parce que la situation est sous contrôle et que le pire serait passé ou bien la pression sociale et économique est devenue si intenable qu’entre deux maux, les dirigeants ont choisi ce qu’ils pensent, et espèrent être le moindre ?

Manifestement, c’est cette seconde hypothèse qui semble prévaloir, répond le journal, à moins que ceux qui nous gouvernent soient à l’image de nos peuples, enclins à penser, au pire que cette chose n’existe pas, au mieux qu’elle n’est pas si méchante que ça, au point de risquer de mourir de faim et d’asphyxier davantage des économies qui étaient déjà bien fragilisées. (…) Quoi qu’il en soit, conclut L'Observateur Paalga, il faut espérer pour nos autorités, et pour tous, que la bombe virale tant redoutée ne finira pas par exploser au-dessus de nos têtes parce que, si tel devait être le cas, on ne pourrait plus rattraper les erreurs commises. »
 
Le Sénégal maintient son dispositif
Le Sénégal, de son côté, poursuit sa politique de lutte contre la pandémie... « Le président Macky Sall a prolongé une nouvelle fois jusqu’au 2 juin l’état d’urgence décrété le 23 mars et assorti d’un couvre-feu nocturne », pointe Le Monde Afrique. « La pandémie est relativement contenue au Sénégal, qui a déclaré officiellement 1.182 cas de contamination et neuf décès depuis le 2 mars. Mais, relève le journal, les autorités mettent en garde contre le risque persistant d’une contagion étendue à laquelle le système de santé ne serait plus en mesure de faire face. »
 
Ces « présidents en salle d'attente... »
Enfin, à lire dans Jeune Afrique, cette enquête sur « ces 'présidents' en salle d'attente » : c'est à dire sur ces opposants qui se sont présentés à l'élection présidentielle, qui n'ont pas été élus officiellement mais qui sont certains de l'avoir été... « Jean Ping (au Gabon), Maurice Kamto (au Cameroun), Martin Fayulu (en RDC), Agbéyomé Kodjo (au Togo)… Les institutions de leur pays leur ont donné tort, douchant leur rêve présidentiel, mais ils continuent de revendiquer la magistrature suprême. »
 
Jeune Afrique nous propose donc une « plongée dans le quotidien de ces 'présidents élus' qui ne gouvernent pas, mais qui n’abandonnent pas. Quels sont leurs espoirs ? Comment organisent-ils leur résistance et comment luttent-ils contre le temps et l’oubli ? Comment tiennent-ils financièrement sur un continent où il est difficile de peser sans entretenir et redistribuer ? »
 
Premier volet de cette enquête de Jeune Afrique : gros plan sur Martin Fayulu en RDC, « convaincu que la communauté internationale l’a 'trahi'. Il continue pourtant de s’activer et enchaîne les rendez-vous dans l’espoir – vain ? – de faire avancer sa cause. »

RFI

Mardi 5 Mai 2020 - 09:35


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