Les enquêteurs du journal en ligne ont retrouvé le militaire en France, dans la banlieue d'Orléans, à une centaine de kilomètres au sud de Paris. D'aprè sMediapart, l'homme y vivrait depuis « au moins 14 ans ». Selon son avocat interrogé par RFI, Aloys Ntiwiragabo ne se cache pas. Mais certains rescapés du génocide craignent qu'il ne disparaisse à nouveau dans la nature. La demande de Kigali pourrait permettre d'accélérer la procédure.
Avec ce mandat d'arrêt international, la justice rwandaise ne s'attend sans doute pas à une extradition. La France a, jusqu'à présent, toujours refusé d'envoyer de présumés génocidaires au pays des mille collines pour y être jugés. En revanche, on peut penser que Kigali espère voir Aloys Ntiwiragabo arrêté rapidement.
Plus recherché depuis 2004
Le procureur général rwandais indique travailler avec ses collègues français. Mais par ce mandat d'arrêt, Aimable Havugiyaremye met aussi la pression sur eux. D'autant que d'après Mediapart, Interpol a également été saisie.
Le procureur général rwandais avoue à Mediapart un « soulagement » lorsqu'il a appris que l'ancien chef des renseignements était encore vivant. Selon lui, ses services ont travaillé d'arrache-pied pour rédiger un acte d'accusation en support de leur mandat d'arrêt. Dans les documents de la justice internationale, Aloys Ntiwiragabo est présenté comme faisant partie des penseurs du génocide des Tutsis.
Il aurait notamment rédigé des listes de personnes à tuer, y compris des opposants hutus. Il n'était plus recherché par le Tribunal spécial pour le Rwanda depuis 2004. Pas faute d'indices, mais faute de temps et de moyens.
Avec ce mandat d'arrêt international, la justice rwandaise ne s'attend sans doute pas à une extradition. La France a, jusqu'à présent, toujours refusé d'envoyer de présumés génocidaires au pays des mille collines pour y être jugés. En revanche, on peut penser que Kigali espère voir Aloys Ntiwiragabo arrêté rapidement.
Plus recherché depuis 2004
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