La priorité pour l’Italie, qui a vu débarquer plus de 4 000 migrants sur ses côtes en janvier, c'est l’immigration. Rome espère que ce nouveau fonds de « dialogue et de coopération » avec l’Afrique pourra contribuer à la résorber.
L’argent servira-t-il à s'attaquer aux causes de l’émigration ou à la contrecarrer ? La réponse est loin d'être claire. Les autorités assurent qu’il s’agira de coopération et d’aide humanitaire, quoique Rome parle aussi de financer les rapatriements volontaires depuis les pays de transit, comme le Niger, jusqu’aux pays d'origine.
C’est justement ce que redoutent des ONG italiennes qui craignent que cet argent ne serve, en priorité, à financer le contrôle des frontières et le renforcement des corps policiers, en Afrique et peut-être même en Italie.
La moitié des fonds sont destinés à deux pays par lesquels transitent des migrants africains : la Tunisie et le Niger. L’autre moitié devrait être répartie entre une dizaine de pays, y compris celui d’où sont originaires la plupart des demandeurs d’asile africains, l’Erythrée.
Les ONG italiennes ne veulent pas en entendre parler. Dans un communiqué, elles demandent que l’Italie ne finance pas directement des « régimes africains qui mettent en œuvre des politiques agressives et antidémocratiques ».
L’argent servira-t-il à s'attaquer aux causes de l’émigration ou à la contrecarrer ? La réponse est loin d'être claire. Les autorités assurent qu’il s’agira de coopération et d’aide humanitaire, quoique Rome parle aussi de financer les rapatriements volontaires depuis les pays de transit, comme le Niger, jusqu’aux pays d'origine.
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