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​ Senegal : le MEPC décrypte les développements économiques récents et les perspectives

Porté par le démarrage de l’exploitation des hydrocarbures, le Sénégal affiche une croissance robuste de 6,7 % en 2025, malgré un ralentissement marqué de son économie. De la réduction du déficit budgétaire à la maîtrise de l’inflation, le dernier rapport du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) révèle les contours d'une économie en pleine mutation, naviguant entre opportunités extractives et impératifs de consolidation financière.



Selon le rapport, publié ce mercredi, 8 avril, du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) du Sénégal, l'économie nationale affiche une vitalité apparente avec une croissance du PIB réel de 6,7 % en 2025. Ce dynamisme est principalement porté par l'entrée en scène historique du secteur des hydrocarbures et une reprise agricole vigoureuse.

Cependant, le rapport MEPC, intitulé « SÉNÉGAL : Développements économiques récents et Perspectives » souligne que ce chiffre cache une réalité plus contrastée : hors extraction, l'activité subit un sérieux coup de frein, tombant à 1,6 % contre 3,7 % l'année précédente, révélant ainsi une fragilité persistante des « secteurs traditionnels ».

Sur le front des finances publiques, le document officiel indique que les autorités ont opéré un tour de force budgétaire en ramenant le déficit de 13,7 % à 6,2 % du PIB en seulement un an. Ce redressement spectaculaire, tel que détaillé par le ministère, repose sur une « pression fiscale accrue atteignant 19 % et une compression drastique des investissements publics ». Parallèlement, l'inflation reste maîtrisée à 1,4 %, grâce à une baisse des prix à l'importation qui compense l'augmentation du coût des produits locaux.

Le secteur extérieur profite pleinement de la manne pétrolière et gazière, avec des exportations en hausse de plus de 52 %, permettant de réduire considérablement le déficit commercial selon les données du MEPC. Néanmoins, le rapport prévient que l'avenir reste suspendu à des facteurs exogènes : une remontée des cours du pétrole ou un durcissement des conditions financières internationales pourraient fragiliser cette trajectoire. Pour 2026, si les perspectives demeurent favorables avec une « croissance projetée à 6,4 % », le ministère appelle à la vigilance quant à la viabilité de la dette.

Fodé Bakary Camara

Mercredi 8 Avril 2026 - 14:36


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