Le Sénégal devient l’un des quatre pays pilotes du projet Global Nature-based Solutions (NbS) Navigator, une initiative portée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec l’appui de l’Initiative internationale pour le climat (IKI) du Gouvernement allemand. Le projet vise à renforcer la capacité du pays à planifier, suivre, rapporter et mobiliser des financements en faveur des solutions fondées sur la nature (SfN).
Le lancement officiel du projet au Sénégal a réuni, ce mardi à Dakar les représentants des institutions publiques, des organismes techniques, de la société civile, de la recherche, des partenaires au développement ainsi que les différents acteurs engagés dans la promotion des solutions fondées sur la nature.
À travers des outils numériques, un appui technique, le renforcement des institutions et l’engagement politique, le Global NbS Navigator ambitionne d’aider les pays à mieux identifier leurs interventions, à disposer de données fiables et à améliorer le suivi des actions menées dans le domaine des solutions fondées sur la nature. Le Sénégal participe à cette phase pilote aux côtés du Kenya, du Malawi et de la Tanzanie.
Renforcer la gouvernance et faciliter l’accès aux financements
Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Docteur Boureye Diouf, le projet doit contribuer à la mise en œuvre des engagements internationaux du Sénégal en matière de climat, de biodiversité et de développement durable, tout en restant aligné sur les priorités nationales de développement socio-économique.
« Pour passer à une véritable mise à l’échelle, nous devons mieux connaître les interventions existantes, disposer de données fiables, améliorer leur suivi et leur robustesse, et faciliter l’accès au financement », a-t-il déclaré.
Selon lui, le choix du Sénégal comme pays pilote constitue à la fois une reconnaissance des efforts engagés par le pays et une responsabilité. Il estime que le projet représente une occasion de renforcer la gouvernance et la collaboration entre les différentes institutions concernées.
Le représentant du ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner la mise en œuvre de l’initiative et à créer les conditions d’une collaboration efficace entre les ministères sectoriels, les institutions techniques, les chercheurs, les organisations de la société civile et les partenaires au développement.
« En lançant officiellement aujourd’hui le Global Nature-based Solutions Navigator au Sénégal, nous franchissons une étape importante vers une meilleure utilisation des solutions fondées sur la nature au service de la résilience, de la biodiversité et du développement durable », a-t-il souligné.
Un outil développé sur quatre ans
Du côté de l’Allemagne, l’initiative est présentée comme une réponse à des défis environnementaux qui touchent aussi bien le Sénégal que les pays européens.
Casjen Ohnesarge, chef de section de la coopération à l’ambassade d’Allemagne, a souligné les pressions croissantes exercées sur les écosystèmes, notamment par les inondations, la sécheresse et les feux de forêt.
« Il faut des actions urgentes tout de suite, mais il faut aussi des moyens pour le faire sur le long terme : le planning, la préparation et une mise en œuvre assez structurée », a-t-il expliqué.
Le Global Nature-based Solutions Navigator doit précisément faciliter cette planification à long terme. Selon le représentant allemand, l’outil sera développé sur une période de quatre ans afin d’accompagner les pays dans la structuration de leurs interventions en matière de solutions fondées sur la nature.
Valoriser les savoir-faire des communautés
Pour l’UICN, l’intérêt du projet réside également dans la capacité à mieux recenser et valoriser les initiatives déjà menées sur le terrain.
Docteur Youssouph Diédhiou, chef du programme de l’UICN au Sénégal, rappelle que la crise climatique a des conséquences directes sur la biodiversité et les systèmes de production. Face à cette complexité, les réponses doivent donc être multidimensionnelles.
Les solutions fondées sur la nature consistent notamment à protéger, gérer durablement et restaurer les écosystèmes naturels et dégradés. Mais leur mise en œuvre ne doit pas se limiter à des approches technologiques, estime-t-il. Elle doit également intégrer les connaissances et les pratiques développées depuis longtemps par les communautés locales.
« Nos communautés ont de l’expérience et de l’expertise sur ces phénomènes-là », a-t-il fait valoir, estimant que le projet offre une occasion de capitaliser les efforts consentis depuis plusieurs années par les populations.
Identifier les véritables solutions fondées sur la nature
La future plateforme devra notamment permettre d’identifier, à l’échelle nationale, les actions pouvant réellement être qualifiées de solutions fondées sur la nature.
L’UICN souligne toutefois que toutes les initiatives communautaires ou celles portées par les projets ne répondent pas nécessairement aux critères des SfN. Pour être considérée comme telle, une intervention doit notamment contribuer à la protection, à la restauration ou à la gestion durable des écosystèmes, tout en générant des bénéfices pour les populations et la biodiversité.
« Au finish, vous devez avoir des bénéfices sur le bien-être des communautés, mais également sur la biodiversité », a insisté Docteur Youssouph Diédhiou.
Avec ce projet, le Sénégal entend ainsi mieux structurer les initiatives existantes, améliorer la disponibilité des données, renforcer la coordination entre les acteurs et créer de meilleures conditions pour mobiliser des financements. L’objectif, à terme, est de faire des solutions fondées sur la nature un levier plus important de résilience climatique, de préservation de la biodiversité et de développement durable.
Le lancement officiel du projet au Sénégal a réuni, ce mardi à Dakar les représentants des institutions publiques, des organismes techniques, de la société civile, de la recherche, des partenaires au développement ainsi que les différents acteurs engagés dans la promotion des solutions fondées sur la nature.
À travers des outils numériques, un appui technique, le renforcement des institutions et l’engagement politique, le Global NbS Navigator ambitionne d’aider les pays à mieux identifier leurs interventions, à disposer de données fiables et à améliorer le suivi des actions menées dans le domaine des solutions fondées sur la nature. Le Sénégal participe à cette phase pilote aux côtés du Kenya, du Malawi et de la Tanzanie.
Renforcer la gouvernance et faciliter l’accès aux financements
Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Docteur Boureye Diouf, le projet doit contribuer à la mise en œuvre des engagements internationaux du Sénégal en matière de climat, de biodiversité et de développement durable, tout en restant aligné sur les priorités nationales de développement socio-économique.
« Pour passer à une véritable mise à l’échelle, nous devons mieux connaître les interventions existantes, disposer de données fiables, améliorer leur suivi et leur robustesse, et faciliter l’accès au financement », a-t-il déclaré.
Selon lui, le choix du Sénégal comme pays pilote constitue à la fois une reconnaissance des efforts engagés par le pays et une responsabilité. Il estime que le projet représente une occasion de renforcer la gouvernance et la collaboration entre les différentes institutions concernées.
Le représentant du ministre a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner la mise en œuvre de l’initiative et à créer les conditions d’une collaboration efficace entre les ministères sectoriels, les institutions techniques, les chercheurs, les organisations de la société civile et les partenaires au développement.
« En lançant officiellement aujourd’hui le Global Nature-based Solutions Navigator au Sénégal, nous franchissons une étape importante vers une meilleure utilisation des solutions fondées sur la nature au service de la résilience, de la biodiversité et du développement durable », a-t-il souligné.
Un outil développé sur quatre ans
Du côté de l’Allemagne, l’initiative est présentée comme une réponse à des défis environnementaux qui touchent aussi bien le Sénégal que les pays européens.
Casjen Ohnesarge, chef de section de la coopération à l’ambassade d’Allemagne, a souligné les pressions croissantes exercées sur les écosystèmes, notamment par les inondations, la sécheresse et les feux de forêt.
« Il faut des actions urgentes tout de suite, mais il faut aussi des moyens pour le faire sur le long terme : le planning, la préparation et une mise en œuvre assez structurée », a-t-il expliqué.
Le Global Nature-based Solutions Navigator doit précisément faciliter cette planification à long terme. Selon le représentant allemand, l’outil sera développé sur une période de quatre ans afin d’accompagner les pays dans la structuration de leurs interventions en matière de solutions fondées sur la nature.
Valoriser les savoir-faire des communautés
Pour l’UICN, l’intérêt du projet réside également dans la capacité à mieux recenser et valoriser les initiatives déjà menées sur le terrain.
Docteur Youssouph Diédhiou, chef du programme de l’UICN au Sénégal, rappelle que la crise climatique a des conséquences directes sur la biodiversité et les systèmes de production. Face à cette complexité, les réponses doivent donc être multidimensionnelles.
Les solutions fondées sur la nature consistent notamment à protéger, gérer durablement et restaurer les écosystèmes naturels et dégradés. Mais leur mise en œuvre ne doit pas se limiter à des approches technologiques, estime-t-il. Elle doit également intégrer les connaissances et les pratiques développées depuis longtemps par les communautés locales.
« Nos communautés ont de l’expérience et de l’expertise sur ces phénomènes-là », a-t-il fait valoir, estimant que le projet offre une occasion de capitaliser les efforts consentis depuis plusieurs années par les populations.
Identifier les véritables solutions fondées sur la nature
La future plateforme devra notamment permettre d’identifier, à l’échelle nationale, les actions pouvant réellement être qualifiées de solutions fondées sur la nature.
L’UICN souligne toutefois que toutes les initiatives communautaires ou celles portées par les projets ne répondent pas nécessairement aux critères des SfN. Pour être considérée comme telle, une intervention doit notamment contribuer à la protection, à la restauration ou à la gestion durable des écosystèmes, tout en générant des bénéfices pour les populations et la biodiversité.
« Au finish, vous devez avoir des bénéfices sur le bien-être des communautés, mais également sur la biodiversité », a insisté Docteur Youssouph Diédhiou.
Avec ce projet, le Sénégal entend ainsi mieux structurer les initiatives existantes, améliorer la disponibilité des données, renforcer la coordination entre les acteurs et créer de meilleures conditions pour mobiliser des financements. L’objectif, à terme, est de faire des solutions fondées sur la nature un levier plus important de résilience climatique, de préservation de la biodiversité et de développement durable.
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