Le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 pourrait exposer le Sénégal à des tensions de trésorerie, à une accumulation des arriérés de paiement envers les entreprises et à des difficultés dans la finalisation de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI). C’est l’alerte lancée par Idrissa Junior Diallo, consultant en finances publiques, qui estime que cette situation pourrait également affecter la crédibilité du pays auprès des partenaires financiers.
Selon l’expert, le rejet du texte comporte plusieurs risques pour les finances publiques et l’économie nationale. Il redoute notamment une augmentation des arriérés dus aux fournisseurs et aux entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), avec des conséquences sur l’emploi et l’activité économique. « Cela crée des tensions de trésorerie. Un autre risque, c'est le risque d'arriéré supplémentaire vis-à-vis des fournisseurs et des entreprises du BTP, avec beaucoup d'effets sur l'emploi, sur l'attractivité et sur d'autres activités », a-t-il expliqué.
Idrissa Junior Diallo a également attiré l’attention sur les difficultés potentielles de financement des besoins énergétiques. Selon lui, cette situation pourrait compliquer la prise en charge des dépenses liées à l’énergie sans entraîner une hausse des prix du carburant et de l’électricité, au détriment du pouvoir d’achat des Sénégalais.
L’autre inquiétude concerne les relations avec le FMI. Le consultant n’exclut pas un retard ou des complications dans la finalisation du programme avec l’institution financière internationale, dont les financements attendus représentent, selon lui, environ 2,2 milliards de dollars. « Cette situation va freiner l'accès à des financements extérieurs et pèsera sur la crédibilité du pays auprès des marchés et des bailleurs », a-t-il prévenu.
Au-delà des conséquences économiques, Idrissa Junior Diallo a dénoncé un bras de fer institutionnel entre la majorité parlementaire issue de Pastef et le pouvoir exécutif dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye. Il considère cette confrontation comme particulièrement sérieuse. « Je vois un bras de fer institutionnel sérieux, quand même très sérieux, qu'on n'a pas vécu par le passé », a-t-il déclaré.
S’il reconnaît la légitimité du contrôle budgétaire exercé par le Parlement, le consultant estime toutefois que le rejet du texte, sans ouverture d’un débat de fond, associé aux contraintes invoquées par l’exécutif concernant l’énergie, les recettes et les engagements avec le FMI, place le pays dans une situation préoccupante. « Alors, on entre dans une zone de risque », a-t-il conclu.
Selon l’expert, le rejet du texte comporte plusieurs risques pour les finances publiques et l’économie nationale. Il redoute notamment une augmentation des arriérés dus aux fournisseurs et aux entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP), avec des conséquences sur l’emploi et l’activité économique. « Cela crée des tensions de trésorerie. Un autre risque, c'est le risque d'arriéré supplémentaire vis-à-vis des fournisseurs et des entreprises du BTP, avec beaucoup d'effets sur l'emploi, sur l'attractivité et sur d'autres activités », a-t-il expliqué.
Idrissa Junior Diallo a également attiré l’attention sur les difficultés potentielles de financement des besoins énergétiques. Selon lui, cette situation pourrait compliquer la prise en charge des dépenses liées à l’énergie sans entraîner une hausse des prix du carburant et de l’électricité, au détriment du pouvoir d’achat des Sénégalais.
L’autre inquiétude concerne les relations avec le FMI. Le consultant n’exclut pas un retard ou des complications dans la finalisation du programme avec l’institution financière internationale, dont les financements attendus représentent, selon lui, environ 2,2 milliards de dollars. « Cette situation va freiner l'accès à des financements extérieurs et pèsera sur la crédibilité du pays auprès des marchés et des bailleurs », a-t-il prévenu.
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