Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



23 Juin 2011: des puissances étrangères avaient fait des menaces, révèle Souleymane Ndéné Ndiaye, PM à l'époque



23 Juin 2011: des puissances étrangères avaient fait des menaces, révèle Souleymane Ndéné Ndiaye, PM à l'époque
L'ancien Premier ministre de Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye a fait des révélations sur les puissances étrangères durant la manifestation du 23 juin 2011, lorsque le peuple s'était levé pour pousser le président sénégalais, Abdoulaye Wade, à renoncer in extremis à son projet controversé de réforme constitutionnelle qui devait assurer son élection et le passage du pouvoir à son fils après son départ.

"J'ai vécu ces évènements en direct. J'étais Premier ministre à l'époque. Et juste derrière mon bureau qui se trouvait au 9e étage du building administratif où sont logés le PM et son cabinet, il y a l'Assemblée nationale. De la, je voyais tout ce qui se passait", s'est remémoré l'ancien PM.

"Mais la veille, j'avais reçu l'ensemble des Ambassadeurs des grandes puissances accrédités au Sénégal et qui tenait à comprendre le sens même de cette réforme constitutionnelle. Je leur en ai parlé, mais ce qui les gênait, c'était cette histoire de suppression du 2e tour de la présidentielle, avec une introduction du quart bloquant", a-t-il ajouté.

Souleymane Ndéné Ndiaye dit avoir été parti voir le président Wade, parce que ces pays dont le Canada, la Hollande et les USA, avaient menacé de suspendre toute coopération avec le Sénégal. Et à l'époque, Wade lui a dit: "écoutes Souleymane, laisses-moi dire au ministre qui devait défendre le projet de n'y laisser que le ticket présidentiel. C'est à dire que le président soit élu en même temps que le vice-président".

Mais, le mal était déjà fait, car pour les Sénégalais, le président Wade voulait supprimer le deuxième tour pour se faire réélire avec le quart des électeurs inscrits. "Ce qui n'était pas vrai", déplore l'ancien PM, dans un entretien avec "L'Observateur".

Salif SAKHANOKHO

Jeudi 27 Juin 2019 - 12:09



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter