Ils sont 14 candidats en lice, mais la compétition se joue surtout entre le président sortant et une figure de l’opposition. Au cœur de la campagne électorale se trouve la question du coût de la vie, préoccupation majeure des Zambiens.
Le Parti unifié pour le développement national (UNPD), du président sortant Hakainde Hichilema, tente de vanter son bilan économique. « Il met en avant le fait qu’à son arrivée au pouvoir en 2021, la dette publique de la Zambie était colossale, et qu’il a réussi à restructurer cette dette. Ce n’est pas quelque chose que les Zambiens peuvent ignorer, c’est une réalité », explique Bizek Jube Phiri, professeur d’histoire politique à l’université de Zambie.
Plusieurs analystes s’accordent à dire que l’UNPD a permis de retrouver une stabilité économique. Mais le coût de la vie, lui, reste élevé. L’opposition en a fait son cheval de bataille et dénonce l’inflation, un sujet auquel de nombreux Zambiens sont sensibles.
Autre thème présent dans la campagne : la gestion des ressources minières, dont les revenus à tirer sont cruciaux pour l’État. Le gouvernement a adopté des mesures incitatives envers les investisseurs, ce qui lui est reproché par plusieurs économistes, qui pensent que cela représente un important manque à gagner.Coalition d'opposition
L’opposition est portée par Brian Mundubile, un ancien député du Front patriotique (PF), le parti était au pouvoir avant de perdre les élections de 2021 au profit de Hakainde Hichilema. Depuis, il s’est considérablement affaibli avec la perte de son ancien leader – et ancien président – Edgar Lungu.
Plusieurs membres du Front patriotique ont alors rejoint la coalition d’opposition, qui rassemble plusieurs autres partis plus petits, réunis au sein du Parti de réconciliation nationale pour l’unité et la prospérité (NRPUP).
Pour Lee Habasonda, professeur de sciences politiques à l’université de Zambie, le scrutin s’annonce serré. Il décrypte les stratégies des deux camps : « Le but de l’opposition est certainement d’empêcher le parti au pouvoir d’atteindre 50 % des voix plus une, pour qu’un second tour ait lieu. Dans ce scénario, ils représenteraient une menace sérieuse. Mais évidemment, le parti au pouvoir mène une campagne intense pour remporter les élections dès le premier tour. »
« La compétition est particulièrement rude dans les centres urbains, poursuit le spécialiste. L’opposition semble moins implantée dans les zones rurales et c’est quelque chose qui pourrait lui porter préjudice. »
Durcissement des libertés publiques
Le professeur pointe aussi du doigt des signaux mitigés quant aux libertés publiques. C’est ce qu’a développé au micro de RFI Linda Kasonde, avocate et présidente de la fondation LCK Freedom. « Nous avons hérité de lois sur la cybersécurité et la cybercriminalité, qui ont été utilisées pour restreindre les libertés civiques, rappelle-t-elle. Le gouvernement actuel s’était engagé à les abroger, mais les a remplacées par deux lois tout aussi restrictives. Elles ont eu un effet dissuasif, puisque les citoyens ordinaires n’osent plus s’exprimer par crainte d’être arrêtés. »
Le Parti unifié pour le développement national (UNPD), du président sortant Hakainde Hichilema, tente de vanter son bilan économique. « Il met en avant le fait qu’à son arrivée au pouvoir en 2021, la dette publique de la Zambie était colossale, et qu’il a réussi à restructurer cette dette. Ce n’est pas quelque chose que les Zambiens peuvent ignorer, c’est une réalité », explique Bizek Jube Phiri, professeur d’histoire politique à l’université de Zambie.
Plusieurs analystes s’accordent à dire que l’UNPD a permis de retrouver une stabilité économique. Mais le coût de la vie, lui, reste élevé. L’opposition en a fait son cheval de bataille et dénonce l’inflation, un sujet auquel de nombreux Zambiens sont sensibles.
Autre thème présent dans la campagne : la gestion des ressources minières, dont les revenus à tirer sont cruciaux pour l’État. Le gouvernement a adopté des mesures incitatives envers les investisseurs, ce qui lui est reproché par plusieurs économistes, qui pensent que cela représente un important manque à gagner.Coalition d'opposition
L’opposition est portée par Brian Mundubile, un ancien député du Front patriotique (PF), le parti était au pouvoir avant de perdre les élections de 2021 au profit de Hakainde Hichilema. Depuis, il s’est considérablement affaibli avec la perte de son ancien leader – et ancien président – Edgar Lungu.
Plusieurs membres du Front patriotique ont alors rejoint la coalition d’opposition, qui rassemble plusieurs autres partis plus petits, réunis au sein du Parti de réconciliation nationale pour l’unité et la prospérité (NRPUP).
Pour Lee Habasonda, professeur de sciences politiques à l’université de Zambie, le scrutin s’annonce serré. Il décrypte les stratégies des deux camps : « Le but de l’opposition est certainement d’empêcher le parti au pouvoir d’atteindre 50 % des voix plus une, pour qu’un second tour ait lieu. Dans ce scénario, ils représenteraient une menace sérieuse. Mais évidemment, le parti au pouvoir mène une campagne intense pour remporter les élections dès le premier tour. »
« La compétition est particulièrement rude dans les centres urbains, poursuit le spécialiste. L’opposition semble moins implantée dans les zones rurales et c’est quelque chose qui pourrait lui porter préjudice. »
Durcissement des libertés publiques
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