Début avril 2023, l'ONU avait annoncé que le gouvernement taliban interdisait désormais à ses employées afghanes, jusqu'ici épargnées par ce type de mesures appliquées aux ONG, de travailler avec l'organisation dans tout le pays. La mission de l'ONU en Afghanistan (Manua) avait alors lancé un examen de ses opérations, jusqu'au 5 mai.
La Manua réaffirme donc « son engagement à rester et agir, au nom des hommes, femmes et enfants d'Afghanistan, et appelle nos donateurs à continuer à financer l'aide dont la population a besoin », a déclaré à la presse Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU. Dans un communiqué publié à Kaboul, la Manua a condamné à nouveau cette interdiction qui « sape gravement notre travail, y compris notre capacité à toucher tous les gens qui en ont besoin ». Mais « nous ne pouvons pas nous désengager malgré les défis », a-t-elle insisté, précisant avoir conduit des « consultations approfondies avec de multiples acteurs afghans, y compris la société civile et des groupes de femmes, et avec des États membres et des donateurs ».
« Nous continuons notre engagement focalisé, constructif »
« Dans le même temps, continue l'organisation internationale, nous continuons notre engagement focalisé, constructif et basé sur des principes avec les autorités talibanes de facto, pour obtenir l'annulation de cette interdiction et assurer la sécurité de tout le personnel de l'ONU ». « Pour le moment, on peut simplement dire que les entités de l'ONU sur le terrain en Afghanistan continuent de discuter des modalités de travail appropriées » et que « les opérations humanitaires se poursuivent », a précisé Farhan Haq. « Notre politique concernant notre personnel sera évaluée de façon constante », a-t-il ajouté.
Depuis l'interdiction, la Manua a demandé à tous ses employés afghans, hommes et femmes, de travailler depuis chez eux, mais d'autres entités de l'ONU dans le pays ont « différentes façons de gérer la situation », a-t-il noté. Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans sont revenus à l'interprétation austère de l'islam qui avait marqué leur premier passage à la tête du gouvernement (1996-2001) et ont multiplié les mesures liberticides à l'encontre des femmes.
(Avec AFP)
La Manua réaffirme donc « son engagement à rester et agir, au nom des hommes, femmes et enfants d'Afghanistan, et appelle nos donateurs à continuer à financer l'aide dont la population a besoin », a déclaré à la presse Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU. Dans un communiqué publié à Kaboul, la Manua a condamné à nouveau cette interdiction qui « sape gravement notre travail, y compris notre capacité à toucher tous les gens qui en ont besoin ». Mais « nous ne pouvons pas nous désengager malgré les défis », a-t-elle insisté, précisant avoir conduit des « consultations approfondies avec de multiples acteurs afghans, y compris la société civile et des groupes de femmes, et avec des États membres et des donateurs ».
« Nous continuons notre engagement focalisé, constructif »
« Dans le même temps, continue l'organisation internationale, nous continuons notre engagement focalisé, constructif et basé sur des principes avec les autorités talibanes de facto, pour obtenir l'annulation de cette interdiction et assurer la sécurité de tout le personnel de l'ONU ». « Pour le moment, on peut simplement dire que les entités de l'ONU sur le terrain en Afghanistan continuent de discuter des modalités de travail appropriées » et que « les opérations humanitaires se poursuivent », a précisé Farhan Haq. « Notre politique concernant notre personnel sera évaluée de façon constante », a-t-il ajouté.
Depuis l'interdiction, la Manua a demandé à tous ses employés afghans, hommes et femmes, de travailler depuis chez eux, mais d'autres entités de l'ONU dans le pays ont « différentes façons de gérer la situation », a-t-il noté. Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les talibans sont revenus à l'interprétation austère de l'islam qui avait marqué leur premier passage à la tête du gouvernement (1996-2001) et ont multiplié les mesures liberticides à l'encontre des femmes.
(Avec AFP)
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