Samedi matin, un groupe de gendarmes entre dans un quartier de la périphérie ouest d'Alger. Dans ce quartier, de nombreux chantiers. Et dans ces chantiers, des dizaines de migrants travaillent la journée comme manœuvres. Comme les arrestations duraient depuis plusieurs jours, les migrants savaient qu'être arrêté signifiait être expulsé au Niger.
Dans un immeuble en construction, à la vue des forces de l'ordre, deux hommes originaires d'Afrique de l'Ouest ont sauté du sixième étage et se sont fracturé les jambes. « C'était sauve-qui-peut », raconte un témoin. Les deux hommes ont pu être emmenés à l'hôpital par leur patron algérien.
Climat de terreur
Mais dans ce quartier, désormais, les migrants ont peur de sortir. Plusieurs arrestations ont été faites par des hommes en civil. Ils craignent donc de pouvoir se faire interpeller à tout moment. S'approvisionner en nourriture, en médicaments et produits de base est donc devenu compliqué. Ceux qui travaillent à l'écart de leur lieu de vie ne sont pas allés travailler depuis le début des arrestations.
Les autorités algériennes n'ont toujours donné aucune explication sur cette vague d'arrestations. Dimanche, un collectif de syndicalistes africains a adressé une lettre au président Abdelaziz Bouteflika demandant la fin des expulsions.
Dans un immeuble en construction, à la vue des forces de l'ordre, deux hommes originaires d'Afrique de l'Ouest ont sauté du sixième étage et se sont fracturé les jambes. « C'était sauve-qui-peut », raconte un témoin. Les deux hommes ont pu être emmenés à l'hôpital par leur patron algérien.
Climat de terreur
Mais dans ce quartier, désormais, les migrants ont peur de sortir. Plusieurs arrestations ont été faites par des hommes en civil. Ils craignent donc de pouvoir se faire interpeller à tout moment. S'approvisionner en nourriture, en médicaments et produits de base est donc devenu compliqué. Ceux qui travaillent à l'écart de leur lieu de vie ne sont pas allés travailler depuis le début des arrestations.
Les autorités algériennes n'ont toujours donné aucune explication sur cette vague d'arrestations. Dimanche, un collectif de syndicalistes africains a adressé une lettre au président Abdelaziz Bouteflika demandant la fin des expulsions.
Autres articles
-
Mauritanie : les étudiants mettent fin à leur grève après un accord avec le gouvernement
-
Le Cameroun interdit la vente de motos sans plaque d'immatriculation pour lutter contre la criminalité
-
Rwanda : 533 condamnés pour génocide libérés après avoir purgé leurs peines de prison
-
Afrique de l'Ouest : Les ministres de la CEDEAO plaident pour un financement durable du programme « Jeunesse, paix et sécurité »
-
Élections générales de 2027 au Nigeria : la mission d'évaluation de la CEDEAO échange avec la police sur le dispositif sécuritaire





Mauritanie : les étudiants mettent fin à leur grève après un accord avec le gouvernement


