Ce 5 juillet marque le 20e vendredi de manifestations pour un changement de régime en Algérie. Il coïncide aussi avec la fête nationale, anniversaire de l’indépendance du pays. Les appels à manifester sont très nombreux, car l’enjeu est de peser dans la balance de la transition.
Mardi prochain, le 9 juillet, le mandat du président par intérim prendra fin en Algérie. Et il faudra inventer une solution, puisque la Constitution n’en prévoit pas. Cette solution, les manifestants veulent en faire partie. Ils considèrent que seul le nombre de personnes dans la rue ce vendredi 5 juillet leur permettra d’obtenir plus de concessions de la part des autorités.
Plus de quatre mois après le début du mouvement, la transition dont tout le monde parle ne met personne d’accord. L’armée veut une élection présidentielle le plus rapidement possible. Des groupes de partis politiques d’opposition ont bien commencé à se réunir avec certains regroupements de la société civile, mais ils sont divisés sur la marche à suivre. Faut-il modifier la Constitution d’abord ? Faut-il préparer en priorité des élections libres et transparentes ? Et combien de temps cela doit-il durer ?
Le problème majeur reste que ces initiatives ont du mal à obtenir la confiance des manifestants. Mais surtout, en parallèle, ces deux dernières semaines ont été marquées par un durcissement sécuritaire. Dans la capitale, trente-quatre manifestants ont été placés en détention provisoire pour avoir porté un drapeau berbère.
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