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Alternance 10 ans, un tour à l'Université de Dakar.

A l'heure du bilan chacun peut le faire relativement à ses propres préoccupations. C'est le cas avec les étudiants de Dakar. Reportage.



Alternance 10 ans, un tour à l'Université de Dakar.
Les études au sein de l’université cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) se font dans des conditions très difficiles. Les étudiants peinent à trouver des places au sein des amphithéâtres et des cours se font à même le sol. La documentation aussi est devenue un vrai casse tête. Tout ceci se reflète sur les résultats finaux qui deviennent de plus en plus catastrophiques.
Il est 10H sur le hall de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Des étudiants défilent au niveau du hall de la dite Faculté et se dirigent dans les différentes salles. Juste en allant vers le département de Philosophie à l’angle se trouve salle 1 qui est pleine d’étudiants ou certains sont aux fenêtres pour écouter le cours du Professeur. Dans la salle toutes les tables bancs sont remplies d’étudiants et certains sont assis sur le perron. Ceux qui n’ont pas pu trouver de places assises sont dehors et se concentrent pour comprendre quelque chose du cours.
Il s’agit des étudiants de la première année du département d’anglais. L’un des étudiants Moussa Ndiaye se tourne et dit à ses collègues «c’est du n’importe quoi et la cause aujourd’hui l’UCAD est l’Université avec le taux d’échec le plus élevé au monde». Et dans le groupe une fille du nom de Mariama Cissé qui vient d’arriver a souligné : « qu’il n’est pas nécessaire qu’elle se fatigue car elle ne parviendra à rien entendre pour comprendre ».
Cet étudiant en licence d’espagnole Koulou Fofana de taille moyenne, avec son sac noir et une chemise blanche à la manche courte rencontré sur place soutient que : « ce problème est dut au fait que le nombre d’étudiants ne cesse d’augmenter et les autorités de l’alternance n’ont pas pris des mesures d’accompagnements. Il affirme que depuis 4 ans il est étudiant à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar mais aucune salle n’a été construite en sa présence. »
Selon Thierno Mouadji Diarra titulaire d’un master en banque et finance : « cet échec est dû en partie au fait que le quorum horaire n’est pas atteint pour certains cours au sein de l’université avec les grèves et les fêtes il ne reste plus rien pour que les étudiants puissent terminer leurs programme d’étude» avant d’ajouter : « en plus il a pensé que la Bibliothèque Universitaire est vide car les bons documents au programmes ne s’y trouvent pas ».
A cette question le responsable du service des relations publiques de la Bibliothèque de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Amadou Samb a souligné que : «l’édifice a connu un très grand bon sur les dix dernières années car elle est bien fournie en documents». Il est revenu sur le financement de la BU d’une valeur de 6 milliards offerts par la banque mondiale. Ceci a permis l’agrandissement et l’équipement de la bibliothèque. Des documents s’y trouvent mais c’est la demande qui est supérieure à l’offre.
En conclusion les étudiants déplorent cette situation et pensent que l’état doit faire le maximum d’efforts pour régler ce taux d’échec qui gangrène et terni l’image de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui était l’une des meilleures universités d’Afrique.

Ibrahima DIABY

Vendredi 19 Mars 2010 - 02:01


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