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Antony Blinken se rend à Bruxelles ce mardi 23 mars. Le secrétaire d'État américain va participer à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan. Pour l'universitaire et spécialiste de l'Otan, Guy Vinet, Joe Biden « ne va pas se désenga

Antony Blinken se rend à Bruxelles ce mardi 23 mars. Le secrétaire d'État américain va participer à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan. Pour l'universitaire et spécialiste de l'Otan, Guy Vinet, Joe Biden « ne va pas se désengager, bien au contraire, de l’Asie-Pacifique ».



C'est le premier déplacement en Europe du chef de la diplomatie américaine, interprété comme un signal de rapprochement après des années tumultueuses sous l'ère Trump. Qui s'est souvent servi, souligne l'universitaire Guy Vinet, de l'Alliance atlantique comme d'un outil de pression sur ses partenaires européens plutôt que comme d'un véritable cadre de coopération : « Le problème, c’est que la précédente administration était également tournée vers une certaine forme de clientélisme, si j’ose dire. Ils étaient décidés à supprimer des effectifs militaires américains en Allemagne parce que la politique commerciale allemande ne leur plaisait pas. »
 
« Mais en revanche, poursuit Guy Vinet, ils étaient enclins à projeter d’autres effectifs militaires dans d’autres pays comme la Pologne ou les pays baltes, parce que ces pays-là avaient une politique économique ou budgétaire qui leur convenait. C’était un peu difficile avec la précédente administration d’y voir complètement clair. Le côté positif des choses, c’est que cette manière un peu abrupte de dire les choses a permis aux Européens de réaliser en fait que compter sur les États-Unis d’Amérique c’est bien, mais que compter sur eux c’est peut-être mieux. Certains pays européens ont réalisé cela. Et je pense que l’administration Trump a été un peu le révélateur de cela. Du coup, ce n’est pas complètement négatif ce qu’a fait le président Trump et son administration ».
 
Pas de changement radical
Attention, prévient encore l'universitaire, il n'y aura pas de changement radical dans la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Europe: « On va sur un retour à plus de multilatéralisme, et donc un retour vers plus de recours aux organisations internationales. Mais je pense que monsieur Blinken va, de manière plus aimable, reformuler la demande de monsieur Trump qui consistait à demander aux Européens : "vous êtes bien aimables, mais remplissez quand même votre part du contrat". Et on va effectivement revenir sur une politique plus comme celle que pratiquait monsieur Obama dans son deuxième mandat qui était orientée vers l’Asie-Pacifique et avait commencé déjà à négliger un peu les Européens. »
 
« Joe Biden va reprendre plus les Européens en compte, mais ne va pas se désengager, bien au contraire, de l’Asie-Pacifique, il va continuer son effort sur l’Asie-Pacifique, mais certainement négliger un peu moins les Européens que cela a été le cas récemment. Je pense que les Américains ont compris quand même qu’ils avaient un intérêt justement à ne pas négliger les Européens. Quand il s’agit maintenant de contrebattre les offensives russes, chinoises, etc., il leur faut des alliés. Ils ne peuvent pas être tout seuls sur le front », conclut Guy Vinet.

RFI

Mardi 23 Mars 2021 - 08:42


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