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Attaque jihadiste dans un supermarché en Nouvelle-Zélande: l'assaillant tué, six blessés



Attaque jihadiste dans un supermarché en Nouvelle-Zélande: l'assaillant tué, six blessés
Ce vendredi 3 septembre, un homme a poignardé 6 personnes dans un supermarché d’Aukland avant d’être abattu par la police. Il figurait sur une liste antiterroriste de personnes placées sous surveillance.

L’homme, un Sri-Lankais arrivé en Nouvelle-Zélande en 2011, a pénétré dans un centre commercial d’Auckland, s’est emparé d’un couteau sur un présentoir et a commencé à poignarder des passants, a relaté la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

Il a été abattu par la police après avoir blessé 6 personnes, a ajouté la cheffe du gouvernement. Elle a également précisé que l’assaillant, qui figurait sur une liste antiterroriste de personnes à surveiller, était proche du groupe jihadiste État islamique. Interrogée sur les motivations de l'agresseur, elle a pointé « une idéologie violente et inspirée du groupe État islamique ».

L'homme était donc une menace connue par les services de police, rapporte notre correspondant à Wellington, Richard Tindiller. Il a également effectué un séjour en prison mais a été libéré faute de motif légal permettant son maintien en détention.

Un acte « ignoble, détestable, mauvais »
 « Ce qui s'est passé aujourd'hui était ignoble, c'était détestable, c'était mauvais », a insisté Jacinda Ardern, estimant que cet acte n'était représentatif d'aucune religion ni d'aucune communauté.

Les autorités estiment que l'homme a agi seul et que la population ne court plus de risque, a assuré le commissaire de police Andrew Coster. De son côté, la Première ministre a conclu en expliquant ne pas pouvoir tout dire publiquement sur cet homme qui était surveillé depuis 2016 après une décision de justice. Toutefois, elle a annoncé que le gouvernement allait demander la levée de cette mesure afin que les Néo-zélandais puissent mieux comprendre le contexte.

D'après des médias néo-zélandais, l'homme de 32 ans a été poursuivi l'an dernier car soupçonné de préparer une attaque solitaire au couteau. Mais le juge avait estimé que la préparation d'une attaque n'était pas en soi un crime, selon les lois en vigueur.

« Nous n'avons pas réussi à utiliser la loi comme nous l'aurions voulu »
L'assaillant avait été condamné pour la possession de propagande soutenant le groupe État islamique à 12 mois sous surveillance. « Le fait qu'il vivait au sein de la population montre que nous n'avons pas réussi à utiliser la loi comme nous l'aurions voulu », a-t-elle insisté avant d'ajouter : « Je sais que nous faisions tout ce qu'on pouvait, donc j'étais absolument dévastée ». 

M. Coster, le commissaire de police, a reconnu qu'il faudrait s'interroger sur les circonstances permettant à une attaque de se dérouler sous les yeux des policiers, mais il a défendu l'action de ses agents. « Je suis content, sur la base des informations dont je dispose, que l'équipe impliquée n'ait pas seulement fait ce qu'on attendait d'elle dans cette situation, mais ils l'ont fait avec un grand courage », a-t-il déclaré.

AFP

Vendredi 3 Septembre 2021 - 12:53


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