Face au durcissement des politiques de visas en Europe, les étudiants du continent se tournent désormais vers des pôles régionaux. Dakar et Abidjan s'imposent comme les nouvelles destinations privilégiées. De Djibouti aux Comores, en passant par la RDC ou Madagascar, des milliers de jeunes choisissent le Sénégal pour leur cursus. « C’est une chance pour le Sénégal et pour l’Afrique », affirme Ibrahima Kane.
Pourtant, cette réalité manque de visibilité statistique. Si le secteur public fournit quelques données, le secteur privé, fort de ses 297 établissements, recrute massivement sans que l'État ne dispose de chiffres précis pour organiser cet accueil.
L'impact de cette migration estudiantine dépasse largement le cadre des salles de classe. Pour le juriste, ces étudiants sont de véritables acteurs économiques : Logement, nourriture, services, ils participent activement à l'économie nationale. La transformation du paysage urbain dakarois (généralisation de l'attiéké ou de la banane plantain) témoigne d'une diversité humaine enrichissante.
En rentrant chez eux, ces diplômés deviennent les meilleurs ambassadeurs du Sénégal. Environ 10 à 15 % de ces jeunes restent travailler au Sénégal, apportant leur expertise au développement technologique du pays.
Malgré ces opportunités, Ibrahima Kane pointe du doigt une législation obsolète. La loi actuelle sur l'entrée et le séjour des étrangers date de 1971. « En 55 ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. On doit complètement changer cette politique », martèle-t-il.
Au-delà de l'accueil, cette politique devrait également structurer, la sécurité des étrangers. Éviter les drames isolés pour garantir une hospitalité digne. Identifier les compétences stratégiques à l'étranger pour établir des ponts avec le pays. Face aux 300 000 jeunes arrivant chaque année sur le marché de l'emploi local, l'État doit s'inspirer de modèles comme celui des Philippines pour organiser et encadrer le départ légal de ses concitoyens.
En conclusion, pour Ibrahima Kane, la migration ne doit plus être subie mais pilotée. C’est à ce prix que le Sénégal transformera son attractivité universitaire en un levier de développement extraordinaire.
Pourtant, cette réalité manque de visibilité statistique. Si le secteur public fournit quelques données, le secteur privé, fort de ses 297 établissements, recrute massivement sans que l'État ne dispose de chiffres précis pour organiser cet accueil.
L'impact de cette migration estudiantine dépasse largement le cadre des salles de classe. Pour le juriste, ces étudiants sont de véritables acteurs économiques : Logement, nourriture, services, ils participent activement à l'économie nationale. La transformation du paysage urbain dakarois (généralisation de l'attiéké ou de la banane plantain) témoigne d'une diversité humaine enrichissante.
En rentrant chez eux, ces diplômés deviennent les meilleurs ambassadeurs du Sénégal. Environ 10 à 15 % de ces jeunes restent travailler au Sénégal, apportant leur expertise au développement technologique du pays.
Malgré ces opportunités, Ibrahima Kane pointe du doigt une législation obsolète. La loi actuelle sur l'entrée et le séjour des étrangers date de 1971. « En 55 ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. On doit complètement changer cette politique », martèle-t-il.
Au-delà de l'accueil, cette politique devrait également structurer, la sécurité des étrangers. Éviter les drames isolés pour garantir une hospitalité digne. Identifier les compétences stratégiques à l'étranger pour établir des ponts avec le pays. Face aux 300 000 jeunes arrivant chaque année sur le marché de l'emploi local, l'État doit s'inspirer de modèles comme celui des Philippines pour organiser et encadrer le départ légal de ses concitoyens.
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