Dans l'ouest du Bénin, Ouidah avec ses arbres sacrés et ses temples vaudous garde toujours un héritage brésilien, que ce soit dans l’architecture des bâtiments et dans les assiettes. Alphonse Alapin, architecte, évoque cet héritage culinaire.
« A Ouidah, on mange le akara ou ata, un beignet de haricot, cela vient du Brésil, explique-t-il. Et puis n’oublions pas le féchouada [« feijoada » en portugais], très connu et très apprécié ».
Depuis Ouidah, ville située à 40 kilomètres à l’ouest de Cotonou, des millions de Noirs ont été vendus comme esclaves à partir du XVIe siècle. La moitié a été envoyée au Brésil. Ouidah est devenu un pôle du tourisme mémoriel avec un parcours de la « route de l’esclave » et une porte du non-retour.
Direction le quartier Sigbomey, chez le régent Marcellin Noberto de Souza, descendant de Don Francisco de Souza, célèbre marchand d’esclaves brésilien, arrivé à Ouidah dans les années 1780. Il se présente : « Je suis Marcellin Noberto De Souza. Je suis dans ma 96e année. Je suis descendant de Don Francisco de Souza. J’appartiens à la quatrième génération ».
Souvenir de Lula
Son meilleur souvenir avec le Brésil reste la visite du président Lula Da Silva, son préféré, à Ouidah en 2013. Quand on lui apprend que le camp parti de Lula risque de perdre l’élection présidentielle, il a cette réponse : « Cela ne me fait pas tellement peur. Pour les élections, on ne peut rien refuser. Cela dépend des électeurs. Si la population souhaite la victoire du raciste, eh bien, le raciste va gagner ».
Dans le salon où il reçoit, les visiteurs défilent. Des photos, reliques d’époque tapissent les murs et coïncidence, son téléviseur diffuse un film brésilien.
Comme s’il était indifférent à ce qui va se passer, il conclut : « Je ne me précipiterai pas sur mon poste radio pour connaître les résultats. La nouvelle me parviendra ».
« A Ouidah, on mange le akara ou ata, un beignet de haricot, cela vient du Brésil, explique-t-il. Et puis n’oublions pas le féchouada [« feijoada » en portugais], très connu et très apprécié ».
Depuis Ouidah, ville située à 40 kilomètres à l’ouest de Cotonou, des millions de Noirs ont été vendus comme esclaves à partir du XVIe siècle. La moitié a été envoyée au Brésil. Ouidah est devenu un pôle du tourisme mémoriel avec un parcours de la « route de l’esclave » et une porte du non-retour.
Direction le quartier Sigbomey, chez le régent Marcellin Noberto de Souza, descendant de Don Francisco de Souza, célèbre marchand d’esclaves brésilien, arrivé à Ouidah dans les années 1780. Il se présente : « Je suis Marcellin Noberto De Souza. Je suis dans ma 96e année. Je suis descendant de Don Francisco de Souza. J’appartiens à la quatrième génération ».
Souvenir de Lula
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