C’est Harouna Kaboré, le ministre du Commerce et l’Industrie qui a mis le feu aux pagnes saisis. C'est le premier lot de pagnes contrefaits utilisant les motifs des pagnes traditionnels burkinabè appelés Faso Dan Fani. « Le Faso Dan Fani est désormais une marque collective. Ça doit être tissé avec du fil burkinabè et dans un certain nombre de conditions, même en matière de teinture. Vous ne pouvez pas aller imprimer des pagnes comme ça et utiliser les motifs Faso Dan Fani et venir les vendre sur le marché. C’est terminé. Si vous rentrez dans ce schéma de tricherie, nous, nous avons choisi de faire appel à la poche, c’est là que ça fait le plus mal », déclare Harouna Kaboré.
Ce lot de 500 pagnes était destiné au marché national. Yacouba Bila, coordonnateur général de la brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes explique : « Il y a un manque à gagner pour le budget de l’État en termes d’impôt et taxes, en termes de droit des douanes, mais il y a aussi un manque à gagner que l’on ne peut pas négliger aussi, parce que le contrôle de ces produits avant importation vise à voir si ces produits ne contiennent pas des matières qui puissent, en tout cas, nuire à la santé du consommateur. Le plus souvent, ces tissus ne sont pas testés. »
Sur les marchés, ces pagnes imprimés en Asie coûtent dix fois moins cher que les originaux. Une concurrence déloyale qui met en péril le travail de millions de femmes, souligne Sylvie Méda Sontié, directrice générale de l’artisanat : « C’est avec ces revenus qu’elles s’occupent de ces enfants, elles s’occupent de sa famille. Donc, vous imaginez, si à côté de tant d’efforts des individus ne créent pas, prennent des photos de ces pagnes produits par les femmes, les font imprimer et viennent sur les marchés. Ce qui est vendu peut-être autour de 6 000 francs est vendu à 500 francs, 250 francs le mètre. »
Selon Germaine Compaoré, la secrétaire générale de la Fédération des tisseuses du Burkina Faso, il était temps pour le ministère du Commerce de mettre fin à cette situation qui perdurait : « Il fallait aussi taper un peu dur pour que les uns et les autres prennent vraiment conscience. Si on parle et on n’agit pas, l’homme est bizarre, on va toujours dire qu’on va toujours tenter. Mais comme le ministère a agi de façon concrète, je pense que ça va attirer l’attention de tous ceux qui sont dans ce domaine. »
Le coordonnateur de la répression de la fraude assure que l’opération de lutte pour la protection du Faso Dan Fani ne fait que commencer.
Ce lot de 500 pagnes était destiné au marché national. Yacouba Bila, coordonnateur général de la brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes explique : « Il y a un manque à gagner pour le budget de l’État en termes d’impôt et taxes, en termes de droit des douanes, mais il y a aussi un manque à gagner que l’on ne peut pas négliger aussi, parce que le contrôle de ces produits avant importation vise à voir si ces produits ne contiennent pas des matières qui puissent, en tout cas, nuire à la santé du consommateur. Le plus souvent, ces tissus ne sont pas testés. »
Sur les marchés, ces pagnes imprimés en Asie coûtent dix fois moins cher que les originaux. Une concurrence déloyale qui met en péril le travail de millions de femmes, souligne Sylvie Méda Sontié, directrice générale de l’artisanat : « C’est avec ces revenus qu’elles s’occupent de ces enfants, elles s’occupent de sa famille. Donc, vous imaginez, si à côté de tant d’efforts des individus ne créent pas, prennent des photos de ces pagnes produits par les femmes, les font imprimer et viennent sur les marchés. Ce qui est vendu peut-être autour de 6 000 francs est vendu à 500 francs, 250 francs le mètre. »
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