Depuis mardi, une photo de Daouda Diallo, le secrétaire général du Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CICS) circule sur les réseaux sociaux. Si on ne connait pas le lieu et la provenance de cette photo où l’on voit Daouda Diallo en treillis et casqué, ses proches ont confirmé que les vêtements et chaussures portés sous l’uniforme sont bien ceux qu’il avait le jour de son arrestation vendredi dernier. Depuis, on était sans nouvelle de cet acteur des droits de l’homme.
Daouda Diallo fait partie d’une dizaine d’acteurs de la société qui se sont vu signifier leur réquisition militaire suite à des propos jugés critiques par le pouvoir de transition. Pour Isabel De Sola, directrice de la Fondation Martin Ennals - qui a remis son prix pour les droits humains en 2022 à Daouda Diallo - cette réquisition forcée d’un homme qui a une formation médicale et non militaire n’a aucun sens.
« Souvent, les activistes qui ont un charisme qui arrive à toucher les personnes et a créé des mouvements sur le terrain, sont les plus poursuivis, harcelés, arrêtés sur de faux prétextes. Donc ce n'est pas la première fois que le prix [Martin Ennals] doit traiter avec un cas de harcèlement de ce niveau. C'est une aberration d'amener des gens par la force sur le front militaire. Un pharmacien est beaucoup mieux auprès des malades et des victimes des violences qui ont besoin de soins. Nous avons l'espoir que les ambassades, les agences de l'ONU et de l'UA pourraient convaincre le gouvernement de relâcher Daouda et d'autres activistes qui ont aussi été enlevés. »
Daouda Diallo fait partie d’une dizaine d’acteurs de la société qui se sont vu signifier leur réquisition militaire suite à des propos jugés critiques par le pouvoir de transition. Pour Isabel De Sola, directrice de la Fondation Martin Ennals - qui a remis son prix pour les droits humains en 2022 à Daouda Diallo - cette réquisition forcée d’un homme qui a une formation médicale et non militaire n’a aucun sens.
« Souvent, les activistes qui ont un charisme qui arrive à toucher les personnes et a créé des mouvements sur le terrain, sont les plus poursuivis, harcelés, arrêtés sur de faux prétextes. Donc ce n'est pas la première fois que le prix [Martin Ennals] doit traiter avec un cas de harcèlement de ce niveau. C'est une aberration d'amener des gens par la force sur le front militaire. Un pharmacien est beaucoup mieux auprès des malades et des victimes des violences qui ont besoin de soins. Nous avons l'espoir que les ambassades, les agences de l'ONU et de l'UA pourraient convaincre le gouvernement de relâcher Daouda et d'autres activistes qui ont aussi été enlevés. »
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