Une femme dénonce, la décision des autorités, c'est la célèbre Maggy, de la fondation Shalom. La directrice voit les comptes de son ONG bloqués, sur ordre du procureur général de la République du Burundi et elle ne comprend pas pourquoi cela a été décidé.
Le pouvoir dénonce son implication dans les violences en cours. Des accusations niées par Maggy qui n'est plus au Burundi aujourd'hui : elle affirme avoir reçu des menaces de mort. Depuis son exil, elle dit craindre voir le fruit de ses vingt années de travail s'effondrer : « Cette année, on prenait en charge 21 743 personnes qui doivent être soignées. C’est énorme, on ne comprend pas. C’est un drame, c’est mettre en danger toute une population, parce que dans la région c’était un hôpital de référence, le seul hôpital où il y avait une néonatologie. Nous devons chercher dans l’urgence un autre hôpital qui peut disposer de couveuses. Il y a tous les malades hospitalisés qui ont besoin de bonbonnes, d’oxygène. Il y a danger que les gens meurent. J’étais vraiment choquée. Comment on peut punir sa population ? Moi j’ai toujours aidé les personnes, comme la Croix Rouge. C’est tout ».
Maggy dit qu'elle a toujours aidé tout le monde pendant les conflits, que ce soit les orphelins, quels que soient leur ethnie, ou les hommes, rebelles, ou au sein de la majorité. Elle accuse le président Nkurundiza d'instrumentaliser des clivages ethniques : « Je ne crois pas que c’est ethnique. Maintenant qu’il a épuisé tous les prétextes pour pouvoir se maintenir au pouvoir, maintenant il cherche un bouc émissaire en disant que ce sont les Tutsis qui veulent récupérer le pouvoir. Mais c’est tout à fait faux ! Personne n’y croit. Il a commencé à tuer les gens, mais à tuer tout le monde, ce ne sont pas seulement les Tutsis. Il tue sa population. Tous ces quartiers peuvent être majoritairement tutsis, mais il y a des Hutus aussi, dans ces quartiers. Donc il est en train de décimer tout le monde, qui n’est pas d’accord avec ce troisième mandat ».
source:rfi
source: rfi
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