Le ministre émirien de l'Industrie, chef du géant pétrolier ADNOC et envoyé spécial pour le changement climatique, Sultan Ahmed al-Jaber, est le « président désigné pour la 28e Conférence des Parties (COP28) », indique ce jeudi 12 janvier un communiqué de l'agence de presse officielle WAM. « Nous apporterons une approche pragmatique, réaliste et axée sur les solutions », a déclaré Sultan Ahmed al-Jaber, cité dans le communiqué.
Premier PDG à présider une COP, sultan al-Jaber dirige la compagnie pétrolière nationale depuis 2016 mais aussi Masdar, l'entreprise émiratie d'énergies renouvelables.
Un pays loin d’être un bon élève en matière de protection du climat
Les Émirats arabes unis font partie des cinq plus gros émetteurs de CO2 par habitant de la planète, juste après le voisin qatarien. Si ce petit État tente de se défaire de son image de gigantesque pollueur en affirmant par exemple viser la neutralité carbone pour 2050, il dépend toujours en grande partie de la production de pétrole et de gaz.
« Les énergies renouvelables se développent rapidement. Mais les gaz et le pétrole restent les plus grandes énergies du mix énergétique et le seront pendant des décennies. Le futur arrive mais il n’est pas encore là. On doit progresser, avec pragmatisme. On ne peut pas tout simplement débrancher le système d’aujourd’hui », assurait-il en ouverture de la conférence pétrolière annuelle Apidec en 2021.
« L'action climatique est une immense opportunité économique d'investissement dans la croissance durable. Le financement est la clé », a affirmé ce 12 janvier le sultan Ahmed al-Jaber dans le communiqué.
La dernière conférence mondiale sur le climat, organisée en novembre en Égypte, a été marquée par l'adoption d'une résolution sur l'indemnisation des pays les plus pauvres pour les dégâts causés par le changement climatique. Mais cette COP27 n'a pas réussi à faire progresser la réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour maintenir l'objectif de limiter le réchauffement de la planète. La prochaine édition se tiendra à Dubaï en novembre et décembre.
Premier PDG à présider une COP, sultan al-Jaber dirige la compagnie pétrolière nationale depuis 2016 mais aussi Masdar, l'entreprise émiratie d'énergies renouvelables.
Un pays loin d’être un bon élève en matière de protection du climat
Les Émirats arabes unis font partie des cinq plus gros émetteurs de CO2 par habitant de la planète, juste après le voisin qatarien. Si ce petit État tente de se défaire de son image de gigantesque pollueur en affirmant par exemple viser la neutralité carbone pour 2050, il dépend toujours en grande partie de la production de pétrole et de gaz.
« Les énergies renouvelables se développent rapidement. Mais les gaz et le pétrole restent les plus grandes énergies du mix énergétique et le seront pendant des décennies. Le futur arrive mais il n’est pas encore là. On doit progresser, avec pragmatisme. On ne peut pas tout simplement débrancher le système d’aujourd’hui », assurait-il en ouverture de la conférence pétrolière annuelle Apidec en 2021.
« L'action climatique est une immense opportunité économique d'investissement dans la croissance durable. Le financement est la clé », a affirmé ce 12 janvier le sultan Ahmed al-Jaber dans le communiqué.
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