Le Tribunal militaire de Yaoundé a rendu son jugement lundi 14 mars, en audience foraine à Ebolowa où avaient été transférés en 2020 les détenus. Ainsi, 25 personnes, âgées de 24 à 59 ans, de nationalités centrafricaine, tchadienne, équato-guinéenne et camerounaise, ont été condamnées à des peines allant de 30 ans à 35 ans de prison ferme pour des faits de « conspiration d'assassinat du président équato-guinéen », « d'importation d'armes », « d'hostilité contre la patrie » et « d'immigration clandestine ».
Les condamnés avaient été arrêtés en décembre 2017 à Yaoundé, Douala et Kye-Ossi (dans le sud du Cameroun) et ont été poursuivis pour les infractions à l'époque qualifiées de tentative d'assassinat du président équato-guinéen.
Maître Emmanuel Simh, l'un des deux avocats des condamnés, explique pourquoi lui et son confrère ont décidé de faire appel de cette décision, au micro d'Amélie Tulet, de la rédaction Afrique.
« On ne comprendrait pas qu’on puisse condamner pour conspiration des personnes qui ne se sont pas connues avant, et qui pour la plupart se sont rencontrées dans la prison de Yaoundé.
Les armes saisies n’ont été saisies sur aucune de ces personnes et nous ne voyons pas non plus comment des Tchadiens ou des Camerounais ou des Centrafricains peuvent être poursuivis pour hostilité contre la Guinée équatoriale conformément au code pénal camerounais qui parle d'hostilité contre la patrie lorsqu’un national prend les armes contre son propre pays.
Les considérations, qui peuvent être politiques nous échappent, nous nous contenterons comme avocats de plaider ce dossier sur le plan purement juridique et espérons le moment venu obtenir l’acquittement des personnes dont nous avons la charge. »
Dans le volet tchadien de ce dossier, onze ressortissants tchadiens ont été condamnés en juin 2016 à vingt ans de prison.
Les condamnés avaient été arrêtés en décembre 2017 à Yaoundé, Douala et Kye-Ossi (dans le sud du Cameroun) et ont été poursuivis pour les infractions à l'époque qualifiées de tentative d'assassinat du président équato-guinéen.
Maître Emmanuel Simh, l'un des deux avocats des condamnés, explique pourquoi lui et son confrère ont décidé de faire appel de cette décision, au micro d'Amélie Tulet, de la rédaction Afrique.
« On ne comprendrait pas qu’on puisse condamner pour conspiration des personnes qui ne se sont pas connues avant, et qui pour la plupart se sont rencontrées dans la prison de Yaoundé.
Les armes saisies n’ont été saisies sur aucune de ces personnes et nous ne voyons pas non plus comment des Tchadiens ou des Camerounais ou des Centrafricains peuvent être poursuivis pour hostilité contre la Guinée équatoriale conformément au code pénal camerounais qui parle d'hostilité contre la patrie lorsqu’un national prend les armes contre son propre pays.
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