Nous avons été très étonnés de cette décision qui, de manière ahurissante, a condamné les personnes à un an de prison ferme, alors même que la loi elle-même prévoit un maximum de six mois seulement. Il y a là quelque chose d’absolument incompréhensible. Manifester, donner la liberté d’expression, malheureusement, au Cameroun, c’est devenu une infraction pénale passible de peines de prison. Nous sommes lourdement inquiets, parce qu’il se trouve simplement que, pour les mêmes faits prétendument commis le même jour, certaines personnes ont comparu en flagrant délit devant un juge correctionnel et les autres personnes, notamment les leaders de l’opposition, ont été traduits devant le tribunal militaire de Yaoundé. Cela donne des raisons sérieuses de s’inquiéter sur cette justice qui, sûrement, est manipulée par les gouvernants, une tentative de décapiter le MRC, en particulier, et de museler toute opposition au Cameroun.
Autres articles
-
RDC: confrontation entre le gouvernement et l’AFC/M23 autour de l’administration des universités
-
Gabon: Brice Oligui Nguema s’adresse à la nation pour le troisième anniversaire du coup d’État militaire
-
Niger: des forces spéciales de l’armée nigérienne à l’Africa Corps russe, retour sur la mutinerie à Niamey
-
Guerre numérique entre militants pro-excision maliens et féministes ouest-africaines
-
Guinée-Bissau: les électeurs appelés aux urnes pour un référendum constitutionnel





RDC: confrontation entre le gouvernement et l’AFC/M23 autour de l’administration des universités


