Selon l’armée, l’opération militaire visait des combattants séparatistes dans le village de Babanki, à environ 40 km au nord de la ville de Bamenda. Une opération en représailles à une attaque menée 48 heures auparavant par des séparatistes anglophones sur une position de l’armée à quelques kilomètres de là.
Lors de cette opération samedi, les militaires sont entrés dans le village vers 2 heures du matin et ont ciblé quelques habitations. Selon un porte-parole de l’armée, dix combattants, des terroristes « ambazoniens » ont été neutralisés. Parmi lesquels se trouvait un leader séparatiste, le général Fire. Des armes, des AK-47 ont également été saisies.
Mais selon plusieurs organisations de la société civile, le bilan serait plus élevé. On parle de 7 combattants et d’une dizaine de civils tués, principalement des femmes et des enfants. Les autorités locales n’ont pas réagi.
« Tout le monde a peur », explique un membre d’une ONG qui souhaite garder l’anonymat. Depuis le massacre de Ngarbug il y a 15 jours, où l’armée est accusée d’avoir tué 21 civils, dont de nombreux enfants, « plus personne n’ose témoigner ni condamner les exactions de l’armée ».
Lors de cette opération samedi, les militaires sont entrés dans le village vers 2 heures du matin et ont ciblé quelques habitations. Selon un porte-parole de l’armée, dix combattants, des terroristes « ambazoniens » ont été neutralisés. Parmi lesquels se trouvait un leader séparatiste, le général Fire. Des armes, des AK-47 ont également été saisies.
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