Yaya Jammeh a été à l’origine de nombreuses disparitions de journalistes et d’opposants à son régime. C’est l’avis de Cheikh Sidya Bayo. En effet, prenant l’exemple de Dayda Aïdara, dont l’assassinat en 2004 a été imputé au dirigeant gambien, M. Bayo soutient qu’il n’y a pas de doute quant aux exactions commises sur certains Gambiens par l’homme fort de Kanilaï. Chose qui a été confirmée, rapporte-t-il, par «des ex soldats de son régime». Ce qui l’amène à dire que «forcément, à un moment donné, la justice va le rattraper». Mais, conseille-t-il, il faut laisser du temps au temps et s’atteler pour le moment à la réconciliation du peuple gambien.
Car, fait-il savoir, il ne faut pas oublier que la paix a un prix, et pour la Gambie, insinue M. Bayo. Et pour lui, «l’urgence c’est de consolider cet élan démocratique, ce vent de liberté que nous sommes en train de connaître en Gambie».
Pour y arriver, l’opposant gambien veut, à l’image de l’Afrique du Sud, l’instauration d’une commission vérité et réconciliation : «c’est une obligation en Gambie. Nous le savons tous, nous sommes sortis d’une tyrannie, d’une dictature, donc il est obligatoire pour nous d’amorcer les conditions d’une réconciliation nationale. La vérité, nous la verrons au fur et à mesure», conclut-il.
Car, fait-il savoir, il ne faut pas oublier que la paix a un prix, et pour la Gambie, insinue M. Bayo. Et pour lui, «l’urgence c’est de consolider cet élan démocratique, ce vent de liberté que nous sommes en train de connaître en Gambie».
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