Ces condamnations à mort sont liées à deux attentats : le premier - une attaque à la bombe et aux couteaux - a frappé la gare d’Urumqi, la capitale du Xinjiang, le 30 avril dernier. C’était à la fin d’une visite du président Xi Jinping, qui venait justement de passer les troupes en revue dans leur lutte contre le terrorisme. Trois semaines plus tard, des explosifs étaient lancés dans un marché très fréquenté d’Urumqi, faisant 43 victimes.
Sur les huit condamnés à mort ce lundi, les médias chinois ne diffusent l’identité que de quatre : des noms à consonance ouïghoure, l’ethnie musulmane du Xinjiang. Jamais la presse ne donne de détail sur leur rôle dans les attaques, leur parcours ou leur éventuelle appartenance à un mouvement.
Un silence qui en dit long sur la chape de plomb qui pèse sur la région. Le mois dernier, Pékin a annoncé qu’il recrutait 3000 jeunes, formés par l’armée, pour sécuriser Urumqi. Les candidats devront prouver qu’ils sont « contre le séparatisme et les activités religieuses illégales ». Des imams aux prêches interdits ont récemment été condamnés à des peines de prison et les prières ont été bannies des bâtiments publics, des écoles et des entreprises. Mais ces mesures n’ont pas empêché la région d’être la cible d’un nouvel attentat il y a neuf jours.
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