La non-publication du décret de nomination du président du Conseil constitutionnel n’est entachée d’aucune illégalité, selon l’enseignant-chercheur au département de Droit public de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, Dr Nfally Camara, précisant qu’il s’agit d’un acte individuel dont l’absence de publicité "n’affecte nullement" la validité.
Des voix dont celle de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se sont élevées récemment pour soutenir que le président du Conseil constitutionnel exercerait dans "l’illégalité" à cause de la non-publication du décret le nommant au journal officiel.
« La publicité n’est pas une condition de validité de l’acte puisqu’elle intervient postérieurement à la signature de l’acte alors que c’est au jour de signature qu’il faut se placer pour apprécier la validité de l’acte », a dit Dr Camara dans un entretien paru dans le quotidien Le Soleil, repris par l’Aps.
La publication "a pour seul effet de rendre un acte opposable à ses destinataires et n’a rien à voir avec sa validité", souligne le juriste. Dans ses arguments, l’enseignant-chercheur s’appuie également sur les différences entre un acte réglementaire et un acte individuel.
"(…) l’acte règlementaire présente un caractère général et impersonnel et vise, non pas une personne ou des personnes individuellement désignées mais, une situation d’ensemble", soutient-il. "En revanche, précise-t-il, l’acte individuel vise une personne nommément désignée ; tel est le cas du décret par lequel le président de la République nomme aux emplois supérieurs."
Des voix dont celle de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se sont élevées récemment pour soutenir que le président du Conseil constitutionnel exercerait dans "l’illégalité" à cause de la non-publication du décret le nommant au journal officiel.
« La publicité n’est pas une condition de validité de l’acte puisqu’elle intervient postérieurement à la signature de l’acte alors que c’est au jour de signature qu’il faut se placer pour apprécier la validité de l’acte », a dit Dr Camara dans un entretien paru dans le quotidien Le Soleil, repris par l’Aps.
La publication "a pour seul effet de rendre un acte opposable à ses destinataires et n’a rien à voir avec sa validité", souligne le juriste. Dans ses arguments, l’enseignant-chercheur s’appuie également sur les différences entre un acte réglementaire et un acte individuel.
"(…) l’acte règlementaire présente un caractère général et impersonnel et vise, non pas une personne ou des personnes individuellement désignées mais, une situation d’ensemble", soutient-il. "En revanche, précise-t-il, l’acte individuel vise une personne nommément désignée ; tel est le cas du décret par lequel le président de la République nomme aux emplois supérieurs."
Autres articles
-
Rejet de la LFR 2026 : l'Assemblée nationale acte l'échec du débat budgétaire sans examen au fond
-
Rejet de la LFR 2026 : le Bureau politique de PASTEF valide le veto de ses députés contre un texte « déconnecté des urgences »
-
Blocage de la LFR : Khadim Bamba Fall affirme que les 35 centres de santé et le transfert d'eau de Touba échappent à la suppression
-
Rejet de la LFR 2026: Mactar Diène fustige le blocage parlementaire et appelle le président Faye à agir
-
JOJ Dakar 2026 : la présidente du Comité olympique israélien Yael Arad salue l'organisation et propose un partenariat stratégique




Rejet de la LFR 2026 : l'Assemblée nationale acte l'échec du débat budgétaire sans examen au fond


