Le chef de l'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo (g) et son Premier ministre, Guillaume Soro. Reuters
En annonçant la suspension de la phase judiciaire du contentieux sur la liste électorale, le Premier ministre, en accord avec le président Gbagbo, évite le dérapage incontrôlable de la situation politique qui menaçait en Côte d’Ivoire.
La radiation de la liste électorale de plusieurs centaines d’inscrits leur faisait perdre carte d’électeur et carte d’identité.
L’intervention du président et du Premier ministre était d’autant plus nécessaire que des dizaines de milliers d’autres radiations étaient en passe d’être demandées à la justice, suscitant l’indignation de l’opposition comme des Forces nouvelles de Guillaume Soro.
Mais si le calme revient, de nombreuses questions resteront en suspens. Le contentieux judiciaire pourra-t-il reprendre, et sous quelles conditions ? Que vont devenir les électeurs qui ont déjà été radiés en justice ? S’ils ne sont plus Ivoiriens, quelle est leur nationalité ? Et que fera d’eux la Côte d’Ivoire, sachant qu’ils sont déjà là, depuis leur naissance pour certains.
Ces questions doivent impérativement être résolues pour débloquer le processus électoral, car sans contentieux achevé, pas de liste définitive et donc pas d’élections. Sauf à voter avec la seule liste disponible à l’heure actuelle, celle de l’an 2000.
La radiation de la liste électorale de plusieurs centaines d’inscrits leur faisait perdre carte d’électeur et carte d’identité.
L’intervention du président et du Premier ministre était d’autant plus nécessaire que des dizaines de milliers d’autres radiations étaient en passe d’être demandées à la justice, suscitant l’indignation de l’opposition comme des Forces nouvelles de Guillaume Soro.
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