Les quatre véhicules de l’INHP s’apprêtent à parcourir les artères de Cocody et Bingerville, qui concentrent plus de 70% des cas, chargés de pulvérisateurs d’insecticide au bruit assourdissant. L’opération, explique l’entomologiste médical Fofana Diakaridia, chargé de la riposte antivectorielle contre la dengue, vise à éliminer tous les moustiques adultes qui transmettent de la maladie. « Étant donné que ce sont les moustiques aedes [aussi appelé moustique tigre, NDLR] qui transmettent la dengue, on tient compte de la période d’activité maximale de ces moustiques-là. Donc, il va s’agir pour nous de pulvériser de 17h à 21h pour pouvoir éliminer les moustiques adultes et interrompre la chaîne de transmission du virus. »
La campagne compte aussi un volet de sensibilisation des populations. Elles sont encouragées à surveiller l’apparition des symptômes de la maladie, mais aussi à contribuer à leur mesure à la lutte contre la dengue, en éliminant notamment les gîtes larvaires, ces eaux stagnantes où pondent les moustiques. « Nous sommes appuyés par des mobilisateurs qui passent de domicile en domicile, détaille Boris Goré Bi, chargé de communication à l’INHP, pour expliquer aux populations, face aux produits pulvérisés, quelle attitude adopter. Les personnes âgées, les personnes qui souffrent d’une pathologie, les bébés aussi, doivent s’éloigner une heure ou deux de l’endroit, et puis elles peuvent revenir. »
Malgré la gêne occasionnée, la plupart adhèrent à cette mesure. Comme Sonia Yehou, une habitante de la cité Caféiers 8 d’Angré, qui se dit reconnaissante. « Ces derniers jours, depuis que ça a commencé, on n’a plus trop de moustiques. On est soulagés. C’est utile en tout cas, on apprécie. J’ai une sœur qui a été touchée. Par la grâce de dieu, elle a vite réagi donc le pire a été évité. Mais on a aussi des proches qui sont morts de ça. » Le nombre de cas recensés cette année avoisine déjà les 400, dont trois cas mortels.
La campagne compte aussi un volet de sensibilisation des populations. Elles sont encouragées à surveiller l’apparition des symptômes de la maladie, mais aussi à contribuer à leur mesure à la lutte contre la dengue, en éliminant notamment les gîtes larvaires, ces eaux stagnantes où pondent les moustiques. « Nous sommes appuyés par des mobilisateurs qui passent de domicile en domicile, détaille Boris Goré Bi, chargé de communication à l’INHP, pour expliquer aux populations, face aux produits pulvérisés, quelle attitude adopter. Les personnes âgées, les personnes qui souffrent d’une pathologie, les bébés aussi, doivent s’éloigner une heure ou deux de l’endroit, et puis elles peuvent revenir. »
Malgré la gêne occasionnée, la plupart adhèrent à cette mesure. Comme Sonia Yehou, une habitante de la cité Caféiers 8 d’Angré, qui se dit reconnaissante. « Ces derniers jours, depuis que ça a commencé, on n’a plus trop de moustiques. On est soulagés. C’est utile en tout cas, on apprécie. J’ai une sœur qui a été touchée. Par la grâce de dieu, elle a vite réagi donc le pire a été évité. Mais on a aussi des proches qui sont morts de ça. » Le nombre de cas recensés cette année avoisine déjà les 400, dont trois cas mortels.
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