Les portraits féminins de YZ, les personnages masqués de Obou, les graffitis de Zifu… autant de créations exposées au MuCAT, le musée d’art contemporain Adama Toungara d’Abobo. Pour la première fois en Côte d’ivoire, une douzaine d’artistes de rue voient leur art sauvage reconnu comme une oeuvre à part entière.
Un accomplissement par Zoro Zipa. « Avant, quand je faisais le street art, on me poursuivait, on me bastonnait, nous explique t-il. Aujourd’hui, on m’appelle pour exposer dans le musée. Cela me donne beaucoup de courage. Maintenant, quand je fais le street art, les jeunes dans la rue, souvent, viennent m’encourager en m'achetant de l’eau, en me donnant 500 francs pour mon transport… Et là, franchement, franchement… ça me fait plaisir ! », dit-il.
Inauguré en mars 2020, le MuCAT veut contribuer à changer la réputation sulfureuse de la commune d’Abobo.
Pour la directrice du musée Nathalie Varlet Méplon, le street art correspond à cette ambition. « Cet art qui était présent dans la rue… Je me suis dit : les gens vivent avec ça… le regardent ou peut-être ne le regardent plus parce que ça fait partie de leur décor, mais au moins, ils le connaissent. Je me suis dit: comment les faire venir avec quelque chose qu’ils maîtrisent, puisqu’ils l’ont dehors ? On va donc prolonger la rue au musée et comme ça on va prolonger cet art. Puis, ils verront là, tout Abidjan avec plein de graffs… Pleins d’artistes sont intervenus dans beaucoup, beaucoup de communes et ils vont peut-être se rendre compte que ce qu’ils ont dehors a une valeur aussi. Et donc, quelque part, c’est une première liaison entre le musée et sa population ».
L’exposition court jusqu’au 5 septembre et espère attirer 5 000 visiteurs.
Un accomplissement par Zoro Zipa. « Avant, quand je faisais le street art, on me poursuivait, on me bastonnait, nous explique t-il. Aujourd’hui, on m’appelle pour exposer dans le musée. Cela me donne beaucoup de courage. Maintenant, quand je fais le street art, les jeunes dans la rue, souvent, viennent m’encourager en m'achetant de l’eau, en me donnant 500 francs pour mon transport… Et là, franchement, franchement… ça me fait plaisir ! », dit-il.
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Pour la directrice du musée Nathalie Varlet Méplon, le street art correspond à cette ambition. « Cet art qui était présent dans la rue… Je me suis dit : les gens vivent avec ça… le regardent ou peut-être ne le regardent plus parce que ça fait partie de leur décor, mais au moins, ils le connaissent. Je me suis dit: comment les faire venir avec quelque chose qu’ils maîtrisent, puisqu’ils l’ont dehors ? On va donc prolonger la rue au musée et comme ça on va prolonger cet art. Puis, ils verront là, tout Abidjan avec plein de graffs… Pleins d’artistes sont intervenus dans beaucoup, beaucoup de communes et ils vont peut-être se rendre compte que ce qu’ils ont dehors a une valeur aussi. Et donc, quelque part, c’est une première liaison entre le musée et sa population ».
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