Autrefois adversaires politiques, les deux figures de la vie politique ivoirienne se sont tour à tour remerciés, félicités, et ont affiché leur nouvelle complicité. S’engouffrant ensemble dans un 4x4 pour visiter les plantations du chef du PDCI à Bédiékro, dans la région de Daoukro, les deux hommes ont enchaîné les accolades et se considèrent désormais comme des « frères ». Prenant chacun la parole au cours de ces deux jours, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, assumant leur opposition au pouvoir en place, ont appelé à repenser le processus de réconciliation nationale.
Dans un communiqué commun, leurs formations politiques respectives appellent à « l'urgente nécessité d'œuvrer pour le retour d'une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire ».
Fort de cette nouvelle alliance, Henri Konan Bédié a lancé un appel depuis son campement natal, sans en dessiner clairement les contours : « Nous devons engager un grand projet de reconstruction de notre pays. Ce grand projet passe nécessairement par la mise en œuvre d’un projet de réconciliation vrai, à travers un dialogue national inclusif. »
Un allié de poids
Résolument engagé contre le troisième mandat controversé du président ivoirien Alassane Ouatarra, Henri Konan Bédié a trouvé en Laurent Gbagbo un allié de poids. Le président du FPI-Gor a dénoncé à Daoukro ceux qui ne respectent pas « ce qui est écrit ». « Parce qu’en Afrique on a un problème, s’est-il emporté. Nous écrivons le texte et puis on le froisse et on le jette. »
Mais en Côte d’Ivoire, les alliances se font et se défont rapidement au gré des intérêts politiques du moment. Les militants le savent et certains s’en inquiètent comme ce sympathisant du FPI : « On commence par une alliance, et après ça devient autre chose. Ce sont les populations qui paient les pots cassés ! »
Laurent Gbagbo a répété plusieurs fois qu’il « parlerait » dans les semaines à venir, à l’occasion d‘un meeting politique, tandis qu’Henri Konan Bédié, qui est resté vague sur ses intentions, a indiqué qu’il « allait bientôt définir [son] projet de réconciliation pour le présenter à la nation tout entière ».
Dans un communiqué commun, leurs formations politiques respectives appellent à « l'urgente nécessité d'œuvrer pour le retour d'une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire ».
Fort de cette nouvelle alliance, Henri Konan Bédié a lancé un appel depuis son campement natal, sans en dessiner clairement les contours : « Nous devons engager un grand projet de reconstruction de notre pays. Ce grand projet passe nécessairement par la mise en œuvre d’un projet de réconciliation vrai, à travers un dialogue national inclusif. »
Un allié de poids
Résolument engagé contre le troisième mandat controversé du président ivoirien Alassane Ouatarra, Henri Konan Bédié a trouvé en Laurent Gbagbo un allié de poids. Le président du FPI-Gor a dénoncé à Daoukro ceux qui ne respectent pas « ce qui est écrit ». « Parce qu’en Afrique on a un problème, s’est-il emporté. Nous écrivons le texte et puis on le froisse et on le jette. »
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