Quelque 98 détenus qui s'évadent d'une prison qui en comptait 189 prisonniers, on peut penser que les cellules de Katiola ont pour le moins connu un sérieux dysfonctionnement ce dimanche. Si le ministère de la Justice indiquait lundi soir que 36 d'entre eux avaient été repris et reconduits derrière les barreaux, le communiqué indiquait dans le même temps que la responsable de l'établissement et les agents de faction ce jour-là étaient suspendus et relevés de leurs fonctions.
Une sanction immédiate en attendant une enquête administrative qui révélera peut-être des complicités en interne, mais pour Paul Angaman, membre de l’ONG ACAT Côte d’Ivoire, l'Association chrétienne pour l'abolition de la torture, le problème plus général des prisons dans le pays relève de la vétusté des lieux et de la formation du personnel : « Il faut savoir que les prisons ivoiriennes ne répondent pas aux standards internationaux. Elles datent, pour nombre d’entre elles, pour la plupart, de l’époque coloniale. Les moyens de fonctionnement ne sont pas les meilleurs et même un certain nombre de gardes pénitenciers ne sont pas suffisamment formés. Beaucoup de maisons d’arrêt sont surpeuplées de sorte que les conditions mêmes sont devenues très difficiles donc toute occasion de pouvoir s’évader se présente comme une aubaine pour toutes ces personnes qui sont dans ces lieux de détention. »
La Côte d'Ivoire compte 34 maisons d’arrêt ou centres pénitentiaires pour 14 000 détenus. L'évasion de dimanche n'est que le quatrième épisode d'un feuilleton qui dure depuis le début du mois d'août.
Une sanction immédiate en attendant une enquête administrative qui révélera peut-être des complicités en interne, mais pour Paul Angaman, membre de l’ONG ACAT Côte d’Ivoire, l'Association chrétienne pour l'abolition de la torture, le problème plus général des prisons dans le pays relève de la vétusté des lieux et de la formation du personnel : « Il faut savoir que les prisons ivoiriennes ne répondent pas aux standards internationaux. Elles datent, pour nombre d’entre elles, pour la plupart, de l’époque coloniale. Les moyens de fonctionnement ne sont pas les meilleurs et même un certain nombre de gardes pénitenciers ne sont pas suffisamment formés. Beaucoup de maisons d’arrêt sont surpeuplées de sorte que les conditions mêmes sont devenues très difficiles donc toute occasion de pouvoir s’évader se présente comme une aubaine pour toutes ces personnes qui sont dans ces lieux de détention. »
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