Sous oxygène pendant six jours dans un hôpital privé de Kampala, Okello est désormais complètement rétabli du Covid-19. Mais après son séjour en soins intensifs, les dettes s’accumulent.
« Avant même d’être accepté à l’hôpital, j’ai dû payer 5 millions de shillings (environ 1 200 euros). Et à ma sortie, j’ai reçu une nouvelle facture, donc j’ai payé en tout 16 millions de shillings (environ 3 800 euros), détaille-t-il. C’est énorme ! Même si j’avais quelques économies, ce sont ma famille et mes amis qui ont en grande partie payé pour moi. »
Pour la Haute Cour, les factures démesurées des établissements privés doivent désormais être régulées par le gouvernement. Les négociations entre le ministère de la Santé et les différents acteurs ont commencé.
« Cette décision est une étape importante, car nous essayons depuis des années de rappeler au gouvernement que le secteur privé peut être contrôlé, explique Moses Mulumba qui est à la tête du CEHURD (Centre pour la santé, les droits humains et le développement), l’organisation de défense des droits à la santé qui a saisi la justice sur le sujet. Nous recevons des appels à l’aide tout le temps, de personnes en garde à vue parce qu’elles ne peuvent pas payer les factures des hôpitaux, ou de proches de patients décédés dont les corps sont retenus jusqu’au paiement. La situation est terrible. »
La Haute Cour n’a pas donné de date butoir au gouvernement pour appliquer sa décision. Moses Mulumba se dit prêt à saisir une nouvelle fois la justice si aucun accord n’est trouvé dans les prochains jours.
« Avant même d’être accepté à l’hôpital, j’ai dû payer 5 millions de shillings (environ 1 200 euros). Et à ma sortie, j’ai reçu une nouvelle facture, donc j’ai payé en tout 16 millions de shillings (environ 3 800 euros), détaille-t-il. C’est énorme ! Même si j’avais quelques économies, ce sont ma famille et mes amis qui ont en grande partie payé pour moi. »
Pour la Haute Cour, les factures démesurées des établissements privés doivent désormais être régulées par le gouvernement. Les négociations entre le ministère de la Santé et les différents acteurs ont commencé.
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