Un accord a été trouvé entre les séparatistes et le « groupe de contact », réunissant l’Ukraine, la Russie et l’OSCE : une zone de sécurité de 20 kilomètres sera créée autour du site du crash de l’avion malaisien abattu au-dessus de l’est de l’Ukraine, jeudi. L’objectif est, selon Valentyn Nalyvaïtchenko, chef des services de sécurité ukrainiens.
Les autorités ukrainiennes affirment qu’elles prendront entièrement en charge l’accueil des familles et qu’elles faciliteront les procédures de visas pour ceux qui en ont besoin. Des diplomates travaillent déjà à l'aéroport de Kiev. Ce samedi, une équipe de 62 enquêteurs de la Malaisia Airlines est attendue dans la capitale ukrainienne.
Zone de combats
Les autorités ukrainiennes doivent cependant résoudre une équation délicate : comment organiser le rapatriement et l’identification des corps, l’accueil des familles des victimes, alors que la zone dans laquelle s’est produite la catastrophe est contrôlée par les rebelles séparatistes ?
Il existe certes un laboratoire d’expertise médico-légale à Donetsk, mais la ville est aux mains des insurgés et des combats s’y déroulent. Le Premier ministre de la république autoproclamée de Donetsk promet de laisser les experts accéder au lieu de la catastrophe, mais, dans le même temps, il déclare qu’il n’est pas question d’observer un cessez-le-feu. Alexandre Borodaï souligne également que Donetsk ne dispose pas de suffisamment de réfrigérateurs pour garder les corps, dont plus de 180 ont été retrouvés jusque-là.
Les autorités ukrainiennes envisagent donc d'ouvrir un laboratoire spécial pour l'identification des victimes à Kharkiv, la grande ville du nord-est du pays, située à quelque 300 km de Donetsk. C'est aussi là que les parents des victimes pourraient être hébergés, et seront aidés par des psychologues et des volontaires. Les autorités ukrainiennes ne donnent aucun autre détail, notamment sur les délais, qui dépendent évidemment de la situation qui prévaut dans la région de Donetsk.
Source : Rfi.fr
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