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Criminalisation de l'émigration clandestine: Aly Ngouille Ndiaye pas d'accord avec Mansour Faye



Criminalisation de l'émigration clandestine: Aly Ngouille Ndiaye pas d'accord avec Mansour Faye
Impasse ! Malgré les promesses du candidat — devenu chef de l’Etat depuis 2012 — Macky Sall de créer 500.000 emplois durant son premier mandat, le chômage reste toujours endémique dans notre pays où il frappe de plein fouet les jeunes. Sans emplois et sans perspectives, beaucoup parmi ces derniers choisissent donc la voie risquée de l’émigration clandestine par voie maritime. Avec beaucoup de « chances » de se retrouver au fond de la Méditerranée.

Hélas, ces temps-ci, c’est au large de nos côtes mêmes qu’ils meurent, les embarcations à bord desquelles ils s’entassent soit chavirant soit prenant feu. Pour mettre un terme à ce phénomène inquiétant que beaucoup expliquent par le manque de travail des jeunes au pays, le ministre Mansour Faye — dont la ville, Saint-Louis, a payé un lourd tribut le weekend dernier aux accidents en mer — propose la criminalisation de la pratique. Selon lui, c’est la seule façon de décourager les organisateurs et les migrants. « J’estime même qu’il faut penser à la criminalisation de la pratique, en tout cas de tout ce qui est passeurs, organisateurs, ceux qui profitent de la détresse des jeunes. Il faut les sanctionner durement et c’est une demande que nous lançons à l’endroit du chef de l’Etat pour pousser la réflexion à ce niveau. Il faut criminaliser cette pratique », a déclaré l’édile de Saint-Louis.

Face à cette déclaration du beau-frère du président de la République, Mansour Faye, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye et le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme Assane Dioma Ndiaye ont pris son contre-pied. « Ceux qui vivent de cela peuvent, dans le cadre de la stratégie qu’on a, être lourdement condamnés. Et on n’a pas forcément besoin de criminaliser », a indiqué le premier flic du pays, Aly Ngouille Ndiaye dans les colonnes du journal Le Témoin.

Il a rappelé qu’avec la loi de 2005 sur la traite des enfants, les convoyeurs encourent jusqu’à 10 ans de prison. Cela étant dit, sanctionner plus durement encore ces migrants serait une catastrophe, estime-t-il. « Nous avons aujourd’hui un arsenal qui existe pour condamner de façon très ferme les convoyeurs notamment. Le dispositif n’est pas répressif pour les candidats à l’émigration parce qu’ils sont considérés comme des victimes », a expliqué le ministre.

 

AYOBA FAYE

Mercredi 28 Octobre 2020 - 09:11


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