Manifestation de femmes dans les rues de Jos, pour dénoncer le massacre de femmes et d'enfants dans le village de Dogo Nahawa dans l'État du Plateau, le 11 mars 2010
Si depuis le 7 mars dernier aucun massacre ethnico-religieux ne s'est produit à Jos ou dans les environs, les tueries continuent pourtant à endeuiller la région, insidieusement, la nuit, à l’abri des regards.
Ainsi, un jeune a été poignardé alors qu'il se rendait à la mosquée, le 23 mars. Puis trois personnes ont été tuées au cours du week-end de Pacques. Au total, en un mois, la police de l’Etat du Plateau a déclaré avoir retrouvé près de 30 corps.
Les associations musulmanes, elles, parlent de 23 victimes et de quelque 58 disparus. Du côté chrétien, on dénombre au moins 4 morts.
De fait, tous les témoignages recueillis par RFI s’accordent à parler «de tueries secrètes» qui se déroulent quand des chrétiens ou des musulmans pénètrent dans une zone dominée par l’autre confession.
Malgré les efforts entrepris par les leaders des deux communautés religieuses pour apaiser les tensions, et la tenue d’un procès pour juger les coupables des précédents massacres, les observateurs sont pessimistes.
Beaucoup craignent en effet que, près dix ans après les premières violences, les populations de Jos ne soient définitivement scindées en deux factions, armées et bien décidées à entrer dans une spirale de vengeance.
Ainsi, un jeune a été poignardé alors qu'il se rendait à la mosquée, le 23 mars. Puis trois personnes ont été tuées au cours du week-end de Pacques. Au total, en un mois, la police de l’Etat du Plateau a déclaré avoir retrouvé près de 30 corps.
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