Me Massokhna Kane, président de SOS Consommateurs, a préconisé une posture de fermeté face aux mouvements sociaux lors de son passage à l'émission « Point de vue » ce dimanche 12 avril 2026. À contre-courant des critiques habituelles, il estime que l’État fait preuve de trop de souplesse et défend rigoureusement le principe des ponctions salariales pour les grévistes, affirmant que « celui qui n’a pas travaillé ne doit pas être payé ».
Selon lui, « le paiement de journées de grève dans la fonction publique constitue un usage injustifié des deniers publics ». Il pointe également du doigt la prolifération des organisations de travailleurs qui, « paralyse le dialogue social ». « Il y a trop de syndicats, comme il y a trop de partis politiques », a-t-indiqué, estimant que cette fragmentation rendrait les négociations avec les pouvoirs publics illisibles et inefficaces.
Face aux perturbations récurrentes dans l’éducation et la santé, Me Kane a plaidé pour « l'instauration de statuts spéciaux ». Cette mesure viserait à offrir des conditions de travail nettement améliorées aux agents en contrepartie d'une limitation du droit de grève, sur le modèle des forces de sécurité. L'objectif affiché est de restaurer la discipline, car à ses yeux, « seule l’autorité peut l’instaurer » pour protéger les élèves et les usagers, premières victimes des débrayages.
Le président de SOS Consommateurs a appelé à une responsabilisation collective. Tout en exigeant de l'État une meilleure anticipation des crises et une fin des recrutements politiques, il exhorte les syndicats à placer la continuité du service public au cœur de leurs préoccupations pour éviter de fragiliser durablement les secteurs les plus utiles à la nation.
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