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Disparitions forcées, violences sexuelles, tortures: Plus de 2.780 migrants dont des enfants vivent l’horreur en Libye



Disparitions forcées, violences sexuelles, tortures: Plus de 2.780 migrants dont des enfants vivent l’horreur en Libye
 «Tortures, disparitions forcées, violences sexuelles ». Dans un rapport remis au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'Onu a une nouvelle fois dénoncé les conditions de détention des migrants en Libye.

 «Rien ne peut justifier les conditions horribles dans lesquelles les réfugiés et migrants sont détenus en Libye », a-t-il dit tout en réclamant une nouvelle fois la fermeture des centres de détention libyens.   

Selon son rapport «au 31 juillet, plus de 2 780 personnes, dont 22% d'enfants, étaient prisonnières »  dans les centres fermés de migrants à travers la Libye. «Les enfants ne devraient jamais être détenus, notamment lorsqu'ils sont sans accompagnateur ou séparés de leurs parents », affirme Antonio Guterres. Il exhorte également Tripoli de remettre les enfants à des services spécialisés jusqu'à ce qu'une solution à long terme soit trouvée.

« Conditions horribles de détention »

Le document dénonce des «conditions horribles » de détention, avec des «informations faisant état de tortures, de disparitions forcées et de violences sexuelles et sexistes commises par les fonctionnaires gérant les centres, ainsi que d'un manque de nourriture et de soins de santé ».

«Les hommes sont régulièrement menacés quand ils appellent leurs familles afin de les pousser à payer des rançons. Des migrants et des réfugiés sont la cible de tirs lorsqu'ils cherchent à s'échapper, ce qui entraîne des morts et des blessés. Et quand ils sont estimés trop faibles pour survivre, ils sont souvent abandonnés dans un hôpital proche ou laissés à la rue pour y mourir », indique encore le rapport.

Dans les centres de détention où des stocks d'armes et de munitions sont conservés, les réfugiés et migrants, lorsqu'ils ne sont pas recrutés de force, sont souvent astreints à réparer ou recharger des armes appartenant à des groupes armés, signale aussi le chef de l'Onu.

Plus d'un an après la frappe aérienne du 2 juillet 2019 qui a tué plus de 50 réfugiés et migrants et fait des dizaines de blessés dans le centre de détention de Tajoura, près de Tripoli, aucune personne n'a encore été obligée de rendre des comptes, déplore-t-il par ailleurs.

Salif SAKHANOKHO

Samedi 5 Septembre 2020 - 14:17



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