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Durcissement des lois des actes contre nature : le CUDIS salue l’initiative et appelle à renforcer l’éducation aux « valeurs nationales »



En point de presse tenue ce vendredi 20 février 2026 à l’Institut Islamique de Dakar (Grande Mosquée), le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) a salué le durcissement de l’arsenal répressif contre les actes contre nature. L’organisation a également exhorté le gouvernement à revoir les programmes scolaires afin d’y intégrer davantage les valeurs nationales.
 
« Le cadre tient d'abord à féliciter l'État du Sénégal pour la récente décision de porter à l'Assemblée nationale un projet de loi pour quand même renforcer le dispositif de l'arsenal juridique qui est censé protéger les Sénégalais contre ces fléaux, notamment en clarifiant davantage les types d'actes contre nature, en renforçant les peines et en étendant même le périmètre de ces peines qui, maintenant, vont jusqu'à la promotion et l'activisme pour promouvoir ces valeurs », a déclaré Serigne Abdou Aziz Mbacké Majalis, président du CUDIS.
 
Il s’exprimait lors du lancement officiel d’un nouveau projet structurant du CUDIS, dénommé « Projet DAHIRAS » qui vise ainsi à outiller et à former, sur une période de deux ans, plus de 20 000 Dahiras et associations religieuses à travers le Sénégal.
 
Tout en encourageant les autorités à poursuivre dans cette dynamique, il a estimé que le dispositif légal constitue un élément décisif. Le CUDIS a par ailleurs réaffirmé son refus de toute « banalisation » ou « promotion organisée » de ces pratiques, soulignant son attachement aux valeurs religieuses et culturelles qu’il considère conformes à l’héritage du peuple sénégalais.
 
L’organisation appelle également au renforcement des politiques d’éducation spirituelle, morale, civique et culturelle. « Il est important d’inculquer à nos enfants et aux futures générations des repères et des visions qui puissent les prémunir contre certains comportements », a soutenu son président.
 
Selon M. Mbacké, la lutte passe avant tout par l’éducation à la base, à travers trois principaux canaux : la famille, l’école et l’entreprise. Dans cette perspective, il inclut aussi les médias, qu’il considère comme des « environnements sécurisés au sein desquels on ne fait pas la promotion de ces comportements ».
 

Moussa Ndongo

Vendredi 20 Février 2026 - 20:18


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