En République démocratique du Congo (RDC), un mois après l'alerte officielle, Ebola s'étend dans l'est de la RDC, notamment à Mongbwalu, l'épicentre de cette 17e épidémie. Récit de la prise en charge à l’hôpital général de cette localité de la province de l’Ituri.
C’est dans la cour de l’hôpital général de Mongbwalu, dans l’est de la RDC, qu’un Centre de traitement (CTE) Ebola a été installé par l’organisation non-gouvernementale (ONG) Médecins sans frontières (MSF). À l’entrée de l’établissement, c’est une succession de tentes blanches. On voit de l’extérieur, devant des balises en plastique orange installées, des hygiénistes en blouses vertes pour la désinfection et puis des personnels soignants qui entrent et qui sortent des tentes. Actuellement, 18 cas confirmés y sont soignés.
Méfiances
« La prise en charge s’améliore », estime la direction de l’hôpital par rapport au début officiel de l’épidémie, le 15 mai 2026, notamment depuis qu’un laboratoire a été installé il y a 10 jours sur place.
Car, auparavant, il fallait attendre des semaines avant d’avoir des résultats. Le médecin directeur de l’hôpital, le docteur Richard Lokudi, confie que des résultats envoyés au moment de l’annonce officielle de l’épidémie, il y a un mois, n’ont toujours pas été reçus. À ce moment-là, l’échantillon partait à Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri, puis à Kinshasa, la capitale de la RDC, à près de 3 000 kilomètres.
Contagions
Cette 17e épidémie en RDC est la première qui démarre à Mongbwalu. D’où la grande méfiance des populations sur place.
Il y a quelques semaines, les premières tentes du CTE avaient été brûlées. Les voitures des ONG étaient et sont toujours caillassées. Un infirmier a aussi raconté à RFI qu’il avait fui son quartier parce qu’il avait reçu des menaces. Sur place, on indique que l’acceptation commence tout juste mais qu’il y a encore beaucoup de résistances communautaires.
Des personnes décèdent par ailleurs encore probablement chez elles, sans aucune précaution : actuellement, la Croix-Rouge enterre ainsi entre 7 et 10 personnes par jour à Mongbwalu. Mais il reste difficile de définir si tous les enterrements se déroulent dans de bonnes conditions sanitaires et si certains ne sont pas dissimulés. Les corps des défunts sont en effet extrêmement contagieux et Ebola est extrêmement violent : il peut décimer des familles entières qui auraient touché un corps durant des funérailles.
Mouvements
En outre, les corps ne sont pas toujours enterrés là où les victimes décèdent. Car Mongbwalu est une bourgade plantée au milieu de la forêt, construite à la va-vite, avec des baraques en bois. La localité est entourée de carrés miniers où on exploite l’or artisanalement. Il y a donc des mouvements permanents de populations. Cela constitue un défi supplémentaire pour briser les chaînes de transmission.
D’autant que ces carrés miniers sont en partie contrôlés par des groupes armés, ce qui rend l’accès à ces zones encore plus difficile pour les équipes médicales…
C’est dans la cour de l’hôpital général de Mongbwalu, dans l’est de la RDC, qu’un Centre de traitement (CTE) Ebola a été installé par l’organisation non-gouvernementale (ONG) Médecins sans frontières (MSF). À l’entrée de l’établissement, c’est une succession de tentes blanches. On voit de l’extérieur, devant des balises en plastique orange installées, des hygiénistes en blouses vertes pour la désinfection et puis des personnels soignants qui entrent et qui sortent des tentes. Actuellement, 18 cas confirmés y sont soignés.
Méfiances
« La prise en charge s’améliore », estime la direction de l’hôpital par rapport au début officiel de l’épidémie, le 15 mai 2026, notamment depuis qu’un laboratoire a été installé il y a 10 jours sur place.
Car, auparavant, il fallait attendre des semaines avant d’avoir des résultats. Le médecin directeur de l’hôpital, le docteur Richard Lokudi, confie que des résultats envoyés au moment de l’annonce officielle de l’épidémie, il y a un mois, n’ont toujours pas été reçus. À ce moment-là, l’échantillon partait à Bunia, le chef-lieu de la province de l’Ituri, puis à Kinshasa, la capitale de la RDC, à près de 3 000 kilomètres.
Contagions
Cette 17e épidémie en RDC est la première qui démarre à Mongbwalu. D’où la grande méfiance des populations sur place.
Il y a quelques semaines, les premières tentes du CTE avaient été brûlées. Les voitures des ONG étaient et sont toujours caillassées. Un infirmier a aussi raconté à RFI qu’il avait fui son quartier parce qu’il avait reçu des menaces. Sur place, on indique que l’acceptation commence tout juste mais qu’il y a encore beaucoup de résistances communautaires.
Des personnes décèdent par ailleurs encore probablement chez elles, sans aucune précaution : actuellement, la Croix-Rouge enterre ainsi entre 7 et 10 personnes par jour à Mongbwalu. Mais il reste difficile de définir si tous les enterrements se déroulent dans de bonnes conditions sanitaires et si certains ne sont pas dissimulés. Les corps des défunts sont en effet extrêmement contagieux et Ebola est extrêmement violent : il peut décimer des familles entières qui auraient touché un corps durant des funérailles.
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