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Elections législatives en Albanie après une campagne polluée par des invectives

Le Parti socialiste (PS) du Premier ministre Edi Rama, 52 ans, et le Parti démocratique (droite) de Lulzim Basha, 43 ans, sont au coude à coude, avec un léger avantage au premier à en croire les sondages.



Le scrutin de ce dimanche met un terme à une campagne agitée et il s'en est fallu de peu pour que le Parti socialiste de l'actuel Premier ministre Edi Rama se présente seul aux législatives albanaises. La principale formation d'opposition, le Parti démocratique, classé à droite, a refusé jusqu'en mai de participer au scrutin, soi-disant pour dénoncer des activités criminelles qui auraient impliqué le gouvernement. Pendant trois mois, ses partisans ont manifesté pour demander la démission du Premier ministre.
 
En parallèle, les dirigeants des trois principaux partis se sont insultés et accusés des pires maux : collusion avec les trafiquants de cannabis, achats de voix... Il avait fallu l'intervention de l'Union européenne et des Etats-Unis en mai pour que les leaders des deux partis se rencontrent et acceptent de décaler le scrutin et d'y participer tous les deux.
 
Malgré cela, le Parti socialiste part favori et le Premier ministre Edi Rama devrait être reconduit à son poste, remarque notre correspondant dans la région, Laurent Rouy. Rama, qui a pour but de faire entrer l'Albanie dans l'Union européenne, ne contrôle pourtant pas le pays miné par la corruption et le clientélisme, et qui est devenu le premier producteur de cannabis illégal en Europe. Le futur gouvernement devra avant tout s'attaquer à l'épineux dossier de la réforme de la justice. Un impératif pour les Européens, mais aussi une condition préalable pour tenter d'affaiblir la criminalité organisée dans le pays.
 
Car malgré leurs différends, les partis politiques albanais sont d’accord sur au moins un point : l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’Union européenne. L’Albanie a déposé une candidature en 2009, et ce n’est qu’en 2014 qu’elle a obtenu le statut de candidat officiel.
 
Mais l’entrée de ce pays, l’un des plus pauvres de l’Europe, dans l’Union européenne reste encore un horizon lointain. Dans son dernier rapport, la Commission européenne épingle notamment l’institution judiciaire du pays : « lente, inefficace », où « la corruption continue de prévaloir ». Une réforme est en cours, et il faudra « une bonne dizaine d’années pour avoir un système répondant aux normes européennes », estime l’actuel Premier ministre albanais, Edi Rama.
 

Rfi.fr

Dimanche 25 Juin 2017 - 08:32


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