Deux ans après le blocage d'une proposition de loi similaire, les députés argentins ont commencé à débattre, jeudi 10 décembre, d'un texte visant à légaliser l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Une date particulièrement symbolique puisqu'elle célèbre à la fois la journée internationale des droits de l'Homme, mais aussi le premier anniversaire de l'arrivée au pouvoir du président péroniste Alberto Fernandez qui avait fait du droit à l'IVG un argument de sa campagne.
Le projet de loi, réclamé depuis des années par les mouvements féministes, prévoit la possibilité d'avorter jusqu'à la quatorzième semaine. Un tournant radical dans la législation argentine : le pays pourtant pionnier sur certaines questions sociétales en Amérique latine pour avoir promulgué des lois sur le mariage homosexuel et l'identité de genre, n'autorise, à ce jour, l'avortement qu'en cas de viol ou de danger pour la santé de la personne enceinte et avec l'autorisation d'un juge. Des dizaines de femmes meurent ainsi chaque année des suites d'un avortement clandestin.
Le texte qui devrait recevoir sans difficulté l'approbation de la Chambre des députés, pourrait en revanche se heurter, en janvier prochain, aux réticences des sénateurs jugés plus conservateurs. Le vote s'annonce pour le moins serré : selon les estimations de l'organisation Economia Feminista, 35 sénateurs devraient voter contre le projet de loi et 33 pour.
"Une mobilisation trans-générationnelle"
Il y a deux ans, les sénateurs avaient déjà rejeté un texte similaire, dissipant les espoirs de changement de dizaines de milliers de jeunes femmes descendues dans la rue, un foulard vert à la main, pour défendre leurs droits. Cette année-là, militantes et simples citoyennes avaient formé une "vague verte", mouvement inédit et spontané s'imposant pendant des mois, aussi bien sur les avenues des grandes villes qu'au sein des débats publics.
"Beaucoup de jeunes filles issues des classes populaires et moyennes ont manifesté pour la première fois lors de cette campagne. Mais on a vu aussi des femmes plus âgées, qui apportaient avec elles leurs expériences de militantes féministes. Cette mobilisation est trans-générationnelle, ce qui explique aussi, à mon sens, son ampleur et son efficacité", rapporte auprès de France 24, Maricel Rodriguez Blanco, docteure en sociologie de l'École des hautes études en sciences sociales et spécialiste des mouvements sociaux en Argentine.
Le projet de loi, réclamé depuis des années par les mouvements féministes, prévoit la possibilité d'avorter jusqu'à la quatorzième semaine. Un tournant radical dans la législation argentine : le pays pourtant pionnier sur certaines questions sociétales en Amérique latine pour avoir promulgué des lois sur le mariage homosexuel et l'identité de genre, n'autorise, à ce jour, l'avortement qu'en cas de viol ou de danger pour la santé de la personne enceinte et avec l'autorisation d'un juge. Des dizaines de femmes meurent ainsi chaque année des suites d'un avortement clandestin.
Le texte qui devrait recevoir sans difficulté l'approbation de la Chambre des députés, pourrait en revanche se heurter, en janvier prochain, aux réticences des sénateurs jugés plus conservateurs. Le vote s'annonce pour le moins serré : selon les estimations de l'organisation Economia Feminista, 35 sénateurs devraient voter contre le projet de loi et 33 pour.
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Il y a deux ans, les sénateurs avaient déjà rejeté un texte similaire, dissipant les espoirs de changement de dizaines de milliers de jeunes femmes descendues dans la rue, un foulard vert à la main, pour défendre leurs droits. Cette année-là, militantes et simples citoyennes avaient formé une "vague verte", mouvement inédit et spontané s'imposant pendant des mois, aussi bien sur les avenues des grandes villes qu'au sein des débats publics.
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