Nul doute que les Etats-Unis sont très embarrassés par les révélations du magazine allemand Der Spiegel qui rapporte que l'Union européenne était largement surveillée par l'agence d'espionnage électronique, la NSA. Le département d’Etat a gardé le silence et le seul commentaire officiel est venu de la direction nationale du renseignement américain. Dans un communiqué, elle indique que l’administration répondra de façon appropriée par ses canaux diplomatiques et par le biais du nouveau dialogue Etats-Unis/UE entre experts du renseignement, mais aussi de façon bilatérale avec les Etats membres. Pas un mot sur les accusations elles-mêmes.
Des répercussions sur le projet d'accord Etats-Unis/Europe ?
Plus à l’aise pour parler, du fait qu’il a quitté le gouvernement, Michael Hayden, ancien patron de la CIA et aussi de la NSA, l’agence nationale de sécurité, a fait sur CBS, ces trois constatations : « Primo, les Etats-Unis se livrent à des activités d’espionnage. Secundo, le 4e amendement de la Constitution qui protège la vie privée des Américains n’est pas un traité international. Tertio, tout Européen qui veut porter un jugement sur l’espionnage international ferait bien de regarder avant ce que fait son propre gouvernement ».
En l’absence d’une explication convaincante des Américains, la première victime des révélations du Spiegel pourrait bien être le projet d’accord de libre échange Etats-Unis/Europe dont les discussions doivent commencer sous peu.
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