Dans l'est de la République démocratique du Congo, cette étude est des plus inquiétantes. Si l'on fait la somme de toute cette population, la proportion est d’une mineure enceinte pour 1000 habitants. Une situation d'autant plus inquiétante qu'aux yeux de la loi congolaise, avoir des relations sexuelles avec une fille âgée de moins de 18 ans est considéré comme un viol. Mais les poursuites sont rares.
« Ce qui favorise tous ces cas, c’est d’abord l’impunité, parce qu’il y a beaucoup de localités comme à Akassou où il n’y a pas d’expérience de procès pour relations sexuelles avec mineures. Et leurs bourreaux sont connus, mais ils ne sont inquiétés. Cette impunité fait que beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment que c’est un problème d’avoir des relations sexuelles avec des mineures», explique Robert Kakule, le coordinateur de Speed RDC, l’ONG qui a mené l’étude.
« Mais qui va s’occuper des frais de maternité ? »
Cette situation recouvre bien des réalités, rajoute-t-il :«Il y a des parents qui ne dénoncent pas, parce qu’ils se disent, quand je vais dire à la police que ma fille de 14, 16, 17 ans a été engrossée par un tel, on peut arrêter le présumé auteur, mais qui va s’occuper des frais de maternité ? Qui va alors acheter des habits pour le bébé ? »
Selon lui, le confinement est aussi une cause du phénomène. « Il y a beaucoup de jeunes qui étaient à l’école et qui, du coup, sont restés à la maison. Il y a malheureusement beaucoup de grossesses comme ça, et beaucoup de jeunes filles n’ont plus repris le chemin de l’école, parce qu’il n’y a pas vraiment de débats sur la sexualité, il n’y a pas cette sensibilisation », conclut-il.
« Ce qui favorise tous ces cas, c’est d’abord l’impunité, parce qu’il y a beaucoup de localités comme à Akassou où il n’y a pas d’expérience de procès pour relations sexuelles avec mineures. Et leurs bourreaux sont connus, mais ils ne sont inquiétés. Cette impunité fait que beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment que c’est un problème d’avoir des relations sexuelles avec des mineures», explique Robert Kakule, le coordinateur de Speed RDC, l’ONG qui a mené l’étude.
« Mais qui va s’occuper des frais de maternité ? »
Cette situation recouvre bien des réalités, rajoute-t-il :«Il y a des parents qui ne dénoncent pas, parce qu’ils se disent, quand je vais dire à la police que ma fille de 14, 16, 17 ans a été engrossée par un tel, on peut arrêter le présumé auteur, mais qui va s’occuper des frais de maternité ? Qui va alors acheter des habits pour le bébé ? »
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