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Exportation de mangues : Le plan de riposte du Sénégal contre la mouche des fruits

Le secteur de la mangue au Sénégal s'apprête à lancer sa campagne d'exportation 2026 dans un climat de vigilance extrême. Les exportateurs du Sénégal se préparent à une « saison à haut risque », jonglant entre les exigences phytosanitaires de l’Union européenne et l’explosion des coûts logistiques. Ils visent l’objectif d'exportation de 35 000 tonnes contre environ 20 000 l'an dernier et le démarrage des cueillettes est prévue dès le mois de mai.



PressAfrik/Canva
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Après la suspension des importations maliennes par l'UE en 2025, le Sénégal a drastiquement renforcé ses contrôles. Oumar Sow, président de la SEPAS (Organisation sénégalaise pour l'exportation de produits et services agricoles), affirme dans des propos relayés par Food Business MEA : « Nous avons reçu des avertissements des autorités européennes... Pour la saison 2026, le secteur a donc pris l'initiative de mettre en place un plan d'action. »

L'objectif est sans équivoque : « Nous visons le zéro mouche et donc le zéro interception », souligne M. Sow. Pour y parvenir, le Sénégal mise sur une approche systémique incluant des systèmes d'alerte précoce et, de manière plus innovante, le « traitement par drone » dans les vergers.

Une opportunité commerciale sur fond d'incertitude

Malgré la pression réglementaire, l'optimisme prévaut quant à la qualité du produit. Selle Ndoye, directeur de FNS Agribusiness, a confié à FreshPlaza.com que la floraison est prometteuse : « Nous prévoyons des mangues plus grosses et d'un calibre plus uniforme que la saison dernière. » Il ajoute que cette situation constitue une opportunité, car les mangues sénégalaises arriveront sur le marché « au moment même où l'offre ouest-africaine est plus faible que d'habitude ».

Cependant, le tableau est noirci par la conjoncture économique. M. Ndoye avertit : « Compte tenu de la situation mondiale actuelle et de la pression sur les prix de l'énergie, nous savons que les coûts logistiques vont augmenter. » Les producteurs visent l’objectif d'exportation de 35 000 tonnes contre environ 20 000 l'an dernier et le démarrage des cueillettes est prévue dès le mois de mai.
 
 

Fodé Bakary Camara

Jeudi 26 Mars 2026 - 14:55


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