Cela pourrait s'appeler "la malédiction d'Alain Resnais". Le réalisateur français, mort en 2014, a eu une histoire mouvementée avec le Festival de Cannes. Après des années à voir ses œuvres censurées sous la pression politique, ce n'est qu'à la fin de sa carrière qu'il pu être applaudi sur la Croisette.
En 1957, son documentaire "Nuit et Brouillard", une des premières réflexions cinématographiques sur l'Holocauste, est ainsi retiré de la liste des films sélectionnés pour le festival à la demande du gouvernement allemand. L'argument avancé : un tel film risque de mettre à mal le processus de réconciliation franco-allemande. La France avait pourtant déjà fait retirer une scène mettant en lumière la collaboration.
Deux ans après, Alain Resnais retente sa chance avec son sublime "Hiroshima, mon amour", peut-être l'un des plus grands films de guerre –et de paix – jamais réalisé. Le film subit le même sort, cette fois-ci à cause du gouvernement américain. Troisième tentative en 1966 avec "La guerre est finie", qui raconte l'histoire de réfugiés espagnols. Là encore, le film n'est pas projeté sous la pression du gouvernement Franco.
Cinquante-cinq ans plus tard, le réalisateur a enfin eu sa revanche. Jeudi 8 juillet, "La guerre est finie" a été projeté dans la catégorie des "Cannes classiques" du festival, qui présente des films de cinéastes considérés comme cultes.
En 1957, son documentaire "Nuit et Brouillard", une des premières réflexions cinématographiques sur l'Holocauste, est ainsi retiré de la liste des films sélectionnés pour le festival à la demande du gouvernement allemand. L'argument avancé : un tel film risque de mettre à mal le processus de réconciliation franco-allemande. La France avait pourtant déjà fait retirer une scène mettant en lumière la collaboration.
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