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Fils de présidents africains: des palais présidentiels aux tribunaux

Deux ans de prison ferme pour le fils de l'ex-président zambien. Andrew Banda, fils de Rupiah Banda, a été condamné pour corruption en fin de semaine dernière. Il avait été arrêté en mai 2012 pour une affaire impliquant une entreprise italienne. A cette époque, le fils de l'ex-président était premier secrétaire de la représentation zambienne en Italie. Et le cas d'Andrew Banda n'est pas isolé. Ce n'est, en effet, pas le premier fils de chef d'Etat africain à passer du palais présidentiel au tribunal.



Andrew Banda (C), 53 ans, avait déjà été arrêté le 25 juillet 2013, poursuivi pour diffamation contre le président.
Andrew Banda (C), 53 ans, avait déjà été arrêté le 25 juillet 2013, poursuivi pour diffamation contre le président.
Mercredi prochain, Gamal et Alaa, les deux fils de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, seront jugés pour avoir détourné plus de 13 millions d'euros du budget des palais présidentiels. Les deux frères sont également poursuivis dans plusieurs affaires de corruption.  Au Sénégal, c'est le fils de l'ex-président Abdoulaye Wade, Karim, qui est en prison depuis une dizaine de mois  : il est en effet accusé d'avoir acquis de manière illicite divers biens et sociétés pour plus d'un milliard d'euros, ce qu'il continue à nier. Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale et vice-président de son pays, est, lui, toujours en liberté mais il est tout de même mis en cause dans l'affaire des biens mal acquis en France.

Pour Mouhamadou M'Bodj, le président de Transparency International au Sénégal, si ces fils de chefs d'Etat ont pu commettre de tels délits, c'est que dans les pays concernés, « il y a eu une "remonarchisation" à l'arrivée du père au pouvoir. Une fois que l’on a gagné, on veut restructurer de la légitimité. La famille apparaît alors au premier niveau. »

Mouhamadou M'Bodj explique qu'après leur victoire, ces chefs d'Etat ont placé leur famille au cœur même du système politique. « On replace le fils qui était étudiant en langues aux Etats-Unis ou ailleurs. Le fils devient un point. Puisqu’on est en Afrique, la femme ne tient pas un grand rôle. Même si elle est la mère, c’est le fils ou les fils qui sont les détenteurs du processus d’enrichissement de la famille. Ils vont les planquer dans les banques. » Et c'est grâce à cela que leurs fils ont pu, par la suite, prendre des libertés avec la bonne gouvernance. « Le président va rester le chef de clan, au-dessus de sa petite famille, pour donner l’illusion d’un pouvoir qui est là encore pour les populations. »

Source : Rfi.fr
 



Lundi 17 Février 2014 - 01:10


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