Pour Mouhamadou M'Bodj, le président de Transparency International au Sénégal, si ces fils de chefs d'Etat ont pu commettre de tels délits, c'est que dans les pays concernés, « il y a eu une "remonarchisation" à l'arrivée du père au pouvoir. Une fois que l’on a gagné, on veut restructurer de la légitimité. La famille apparaît alors au premier niveau. »
Mouhamadou M'Bodj explique qu'après leur victoire, ces chefs d'Etat ont placé leur famille au cœur même du système politique. « On replace le fils qui était étudiant en langues aux Etats-Unis ou ailleurs. Le fils devient un point. Puisqu’on est en Afrique, la femme ne tient pas un grand rôle. Même si elle est la mère, c’est le fils ou les fils qui sont les détenteurs du processus d’enrichissement de la famille. Ils vont les planquer dans les banques. » Et c'est grâce à cela que leurs fils ont pu, par la suite, prendre des libertés avec la bonne gouvernance. « Le président va rester le chef de clan, au-dessus de sa petite famille, pour donner l’illusion d’un pouvoir qui est là encore pour les populations. »
Source : Rfi.fr
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